L’Avenir de la science

La bibliothèque libre.
 
Aller à : Navigation, rechercher


L’Avenir de la science

Pensées de 1848
Éd. Calmann Lévy - 1890



Pages.
 i


I


II

III
La science positive peut seule fournir les vérités vitales. De ceux qui prétendent les tirer : 1° de la spéculation abstraite ; 2° des instincts poétiques ; 3° d’une autorité révélée. Impossibilité de la haute science dans un système de révélation car la science n’a de valeur qu’en tant que cherchant ce que donne la révélation. Des savants orthodoxes. Silvestre de Sacy. La science n’est sérieuse que quand on en fait l’affaire essentielle de la vie. Du naturel et du surnaturel. Ὲὺ ϰαὶ πᾶν. Indépendance de la science. Esprit moderne. Il faut le continuer. Œuvre de la critique moderne. Exemple tiré de l’islamisme. Molle réaction contre la ferme tenue du rationalisme. Les calamités dépriment. Nous tiendrons ferme. Symbole rationaliste. Qui sont les sceptiques ? Le rationalisme, c’est la reconnaissance de la nature humaine dans toutes ses parties. Une nation rationaliste et réfléchie serait-elle faible ? La réflexion attache à la vie. Quoi qu’il en soit, les critiques ont raison. Possibilité de grands dévouements dans un état critique très avancé. Y a-t-il des illusions nécessaires ? Sève éternelle de l’humanité. Ne nous objectez pas les égoïstes frivoles… La religion chez les modernes ne fait rien pour la force des nations. Exemple de l’Italie. Que si la civilisation succombait sous la barbarie, elle vaincrait encore une fois ses vainqueurs, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle n’eût plus personne à vaincre. — 4° du bon sens. En quoi le bon sens est compétent. Il ne peut apercevoir les fines vérités. Ton agaçant… 
 38


IV
Les frivoles. Jamais la frivolité ne gouvernera le monde. L’humanité est sérieuse. Tendances utilitaires. Les améliorations matérielles servent la cause de l’esprit. Du petit esprit d’industrialisme. Mieux vaut le peuple tel qu’il est. La science du bonhomme Richard. Grande vie désintéressée. Noblesse de l’ascétisme. Défauts de notre civilisation bourgeoise, nécessaires et justifiés. Du peu d’originalité de notre temps. La liberté ne sert de rien pour la production d’idées nouvelles. Le christianisme n’a pas eu besoin de la liberté de la presse ni de la liberté de réunion. Toute idée nait hors la loi. La petite police gêne plus l’originalité de la pensée que l’arbitraire pur et la persécution. Jésus en police correctionnelle. Le progrès de la réflexion ramènera la grande originalité. Ne désespérez jamais de l’esprit humain. La science est une religion. Sacerdoce rationaliste. 
 77

V


VI

VII

VIII
De la philologie. Difficulté de saisir l’unité de cette science. Vague expressif. Elle désigne une nuance de recherches plutôt qu’un objet spécial de recherches. Le philologue et le logophile. La philologie conçue comme l’illustration du passé. La philologie n’a pas son but en elle-même. L’apparition de la philologie signale un certain âge de toutes les littératures. La philologie envisagée comme fournissant les matériaux de l’histoire de l’humanité. Nécessité des recherches positives et des derniers détails. La philosophie suppose l’érudition. Dans l’état actuel de l’esprit humain, les travaux spéciaux sont plus urgents que les considérations générales et surtout que les spéculations abstraites. Les recherches particulières. Union de la philologie et de la philosophie. Grands résultats de l’érudition moderne. Il ne s’agit pas d’étudier le passé pour le passé. Science des produits de l’esprit humain. C’est surtout par la philologie et lacritique que les temps modernes sont supérieurs au moyen âge. Les fondateurs de l’esprit moderne ont été des philologues. La philologie des modernes supérieure à celle des anciens. Révolution opérée par la philologie. Le jour où la philologie périrait, la barbarie renaîtrait. Ce qui lui reste à faire. Philosophie des choses. 
 126

IX

X
Lacunes de la psychologie à combler par la science. 1° Idée d’une embryogénie de l’esprit humain. Moyens et méthode a suivre. Psychologie primitive. Les lois de l’état primitif identiques à celles de l’état actuel. Insuffisance de la psychologie qui n’étudie que l’état actuel. 2° La psychologie jusqu’ici n’a étudié que l’individu. Idée d’une psychologie de l’humanité. La science de l’esprit humain, c’est l’histoire de l’esprit humain. La psychologie n’a pas un objet stable ; son objet se fait sans cesse. Tout ce qui tient à l’humanité est dans le devenir. Comparaison de la psychologie et de la linguistique. L’âme n’est pas un être stable, objet d’une analyse faite une fois pour toutes. La conscience se fait. La science d’un tout qui vit, c’est son histoire. Nécessité d’étudier les œuvres de l’esprit humain. Rien n’est à négliger. Les états exceptionnels, les extravagances, les fables fournissent plus à la science que les états réguliers. Exemple tiré de l’histoire des origines du christiamsme. Autre exemple tiré de l’étude des littératures de l’Orient. Les études orientales en apparence insignifiantes. Elles n’ont d’intérêt qu’en vue de l’esprit humain. Les anciennes littératures de l’Orient, qui sont incontestablement belles, ne le sont qu’au point de vue de l’esprit humain. L’humanité seule est belle dans toutes les littératures. Tout ce qui représente l’humanité est beau. Esthétique humanitaire. Elle préfère pour l’étude les littératures primitives. La vraie esthétique suppose la science. Le savant seul a le droit d’admirer 
 163

XI

XII


XIII
Manière dont les résultats scientifiques prennent place dans la science. Différence de la science et de l’art à cet égard. Des spécialités scientifiques. Les travaux généraux sont encore prématurés dans plusieurs branches de la science. Nécessité de monographies sur tous les points. Que les grandes histoires générales sont encore impossibles. Ces grandes histoires ne valent d’ordinaire que pour le point sur lequel l’auteur avait fait des recherches spéciales. L’œuvre des monographies devrait être celle du xixe siècle siècle. Combien elle suppose de désintéressement et de vertu scientifique. La monographie tout entière n’est pas faite pour rester. Ses conclusions transformées restent. Manière étroite de prendre sa spécialité. Travaux de première main. Insuffisance de la science, qui ne touche pas incessamment les sources. Exemple du moyen Age et de nos histoires générales. Inexactitudes fabuleuses et traditionnelles. Nécessité d’une vaste élaboration scientifique. Rien de futile. Questions capitales dépendant de recherches en apparence frivoles. Dangers d’essayer les travaux généraux avant les élaborations préliminaires. Exemple de la littérature sanskrite. Morale du spécialiste. Il travaille trop souvent pour lui seul ou pour sa coterie. Dispersion du travail et isolement des recherches. Nécessité d’une organisation du travail scientifique. 
 228

XIV

{{table |indentation=-1 |largeurp=30 |titre=[[L’Avenir de la science/14|L’État doit patronner la science, comme tout ce qui est de l’humanité et a besoin de l’aide de la société. État

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Lire
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils