Mémoires (Saint-Simon)/Tome 8

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TABLE DES CHAPITRES


DU HUITIÈME VOLUME.


Chapitre i. — Première conversation tête à tête avec M. le duc d’Orléans, à qui je propose de rompre avec Mme d’Argenton. — Cérémonial du premier jour de l’an des fils et petits-fils de France. — Continuation de la même conversation. — J’écris à Besons sur le bureau du chancelier, à qui cela m’oblige de faire confidence du projet, et qui l’approuve. — Concert pris entre Besons et moi. — Deuxième conversation avec M. le duc d’Orléans, le maréchal de Besons en tiers.
Chapitre ii. — Troisième conversation avec M. le duc d’Orléans, le maréchal de Besons en tiers. — Duc d’Orléans fait demander à Mme de Maintenon à la voir. — Propos tête à tête entre Besons et moi. — Singularité surprenante qui m’engage à un serment, puis à une étrange confidence. — Rupture de M. le duc d’Orléans avec Mme d’Argenton. — Colloques entre Besons et moi. — Dons de M. le duc d’Orléans à Mme d’Argenton en la quittant. — Surprise et propos de la duchesse de Villeroy avec moi.
Chapitre iii. — Le roi me donne l’heure de mon audience. — Besons, mandé par Mme la duchesse d’Orléans, me fait de sa part ses premiers remercîments. — Mesures pour apprendre la rupture à Mme d’Argenton. — Naissance, fortune et caractère de Mlle de Chausseraye. — Audience que j’eus du roi. — Succès de mon audience. — Mme d’Argenton apprend que M. le duc d’Orléans la quitte. — Vacarme à la cour et dans le monde à l’occasion de la rupture. — Joie du roi de la rupture, avec qui M. le duc d’Orléans se rétablit, point avec Monseigneur. — Je passe pour avoir fait la rupture, et, par une aventure singulière, je suis pleinement révélé. — Liaison intime entre Mme la duchesse d’Orléans et moi. — Ma première conversation avec elle. — Politique du duc de Noailles, difficile à ramener à M. le duc d’Orléans. — Nancré ; son caractère.
Chapitre iv. — Manége de Mme de Maintenon auprès du roi. — Mesures pour faire le maréchal de Besons gouverneur de M. le duc de Chartres avortées. — Inquisition des jésuites. — Division éclatante dans la famille de M. le Prince sur le testament, qui est porté en justice. — Enrôlement forcé par M. le Duc. — Le roi défend aux enfants de M. le Prince tout accompagnement au palais. — Efforts de Mme la duchesse d’Orléans pour me lier avec M. le duc du Maine. — Situation de Mme de Saint-Simon, de la duchesse de Lauzun et de moi, avec M. [le duc] et Mme la duchesse du Maine. — Étrange aventure qui brouille Mme du Maine avec la duchesse de Lauzun, et ses suites. — Mariage du jeune duc de Brancas avec Mlle de Moras. — Point d’étrennes au roi ni du roi cette année.
Chapitre v. — Spectacle des maréchaux de Boufflers, Harconrt et Villars. — Éclat du maréchal de Boufflers sur les lettres de pairie de Villars. — Villars fait défendre à Harcourt de se faire recevoir pair avant loi. — Harcourt tombe en apoplexie légère et va aux eaux. — Ambition, manéges, maladie du maréchal d’Huxelles. — Du Bourg fait commandant d’Alsace. — Retour de Rome de l’abbé de Polignac. — Secret étrange et curieux aveu sur lui du duc de Beauvilliers à moi. — Maréchal d’Huxelles et abbé de Polignac plénipotentiaires pour la paix à Gertruydemberg. — Fausseté du maréchal. — Indécence basse sur le maréchal d’Huxelles, plus grande sur l’abbé de Polignac. — Protecteurs des couronnes ; explication de ce nom superbe. — Cardinal Ottoboni fait peu à propos protecteur de France ; ce qui fait rompre Venise avec le roi. — Retour de l’abbé de Pomponne. — Caractère d’Ottoboni. — Imposture des Chavignard, dits Chavigny, et ce qu’ils sont devenus. — Naissance du roi Louis XV. — Mariage du duc de Luynes avec Mlle de Neuchâtel. — Mariage du duc de Louvigny avec la fille unique du duc d’Humières. — Mariage de Broglio avec une fille de Voysin. — Mariage de Gacé avec la fille du maréchal de Châteaurenauld ; et a le gouvernement de son père, sur sa démission. — Le duc de Beauvilliers donne sa charge de premier gentilhomme de la chambre au duc de Mortemart, son gendre.
Chapitre vi. — Bouffonneries de Courcillon, à qui on recoupe la cuisse. — Mort de la duchesse de Foix. — Mort de Fléchier, évêque de Nîmes. — Mort, caractère et testament de l’archevêque de Reims Le Tellier. — Cardinal de Noailles proviseur de Sorbonne. — Mort de Vassé. — Mort de Mme de Lassai. — Mort de Mme Vaubecourt. — Mort de l’abbé de Grandpré ; son sobriquet étrange. — Mort de M. le Duc. — Conduite de Mme la Duchesse. — Étrange contre-temps arrivé à M. le comte de Toulouse. — Nom et dépouille entière de M. le Duc donnés à M. son fils. — D’Antin chargé du détail de ses charges, puis de ses biens et de sa conduite. — Saintrailles et son caractère. — Caractère de M. le Duc. — Orgueil extrême de Mme la duchesse d’Orléans ; sa prétention de préséance pour ses filles sur les femmes des princes du sang. — Mesures sur cette dispute, et sa véritable cause. — Adroite prétention de la duchesse du Maine de précéder ses nièces comme tante. — Jugement du roi entre les princesses du sang mariées et filles en faveur des premières, où il fait d’autres décisions concernant son sang. — Mécanique des après-soupées du roi. — Le roi déclare son jugement aux parties, puis au conseil, et ne le rend public que quelques jours après, sans le revêtir d’aucunes formes. — Brevet de conservation de rang de princesse du sang, fille, à la duchesse du Maine.
Chapitre vii. — Premiers pas directs pour le mariage de Mademoiselle avec M. le duc de Berry. — Désespoir et opiniâtreté de Mme la duchesse d’Orléans, du jugement du rang entre les princesses du sang, femmes et filles. — Obsèques de M. le Duc. — Reformations où d’Antin pousse Livry, premier maître d’hôtel, sauvé avec hauteur par le duc de Beauvilliers. — Pension de quatre-vingt-dix mille livres à Mme la Duchesse. — Visites en cérémonie. — Ma conduite avec Mme la Duchesse. — Rang pareil à celui de M. du Maine donné sans forme à ses enfants. — Scène très-singulière de la déclaration du rang des enfants du duc du Maine, le soir, dans le cabinet du roi. — Les deux frères bâtards, comment ensemble. — Triste accueil public à ce rang. — Ma conduite sur ce rang. — Conduite du comte de Toulouse sur ce rang. — Repentir du roi, prêt à révoquer ce rang. — Adresse de M. du Maine et de Mme de Maintenon, qui se servent de mon nom, dont Mme la duchesse de Bourgogne me fait demander l’explication. — Survivances des charges de M. du Maine données à ses enfants. — Propos à moi du duc du Maine. — Villars reçu pair au parlement.
Chapitre viii. — Vendôme, demandé de nouveau pour général par l’Espagne, épouse tristement Mlle d’Enghien. — Mort du duc de Coislin ; son caractère. — Hoquet inouï fait par le roi à l’évêque de Metz sur sa succession à la dignité de son frère. — Occasion, cause et fin de ce hoquet. — Habit et manière de signer de M. de Metz. — Évêques d’Espagne, devenus grands par succession, ne portent plus le nom de leur évêché. — Mort, aventures, caractère et singularités de la maréchale de La Meilleraye. — Maison de Cossé.
Chapitre ix. — Je retourne à Marly avec le roi. — Propos sur Mgr le duc de Bourgogne, entre le duc de Beauvilliers et moi, qui en exige un discours par écrit.
Chapitre x. — Crayon de Mgr le duc de Bourgogne pour lors. — Succès de ce Discours. — Intrigue du mariage de M. le duc de Berry. — Obstacles contre Mademoiselle. — Causes de ma partialité sur ce mariage. — Fondement de ma détermination de former une cabale pour Mademoiselle. — Duc et duchesse d’Orléans. — Duc et duchesse de Bourgogne. — Duchesse de Villeroy. — Mme de Lévi. — M. et Mme d’O, par ricochet. — Duc du Maine, par ricochet. — Ducs et duchesses de Chevreuse et de Beauvilliers. — Jésuites. — Noeud intime de la liaison du P. Tellier avec les ducs de Chevreuse et de Beauvilliers. — Maréchal de Boufflers.
Chapitre xi. — Adresse de Mme la duchesse de Bourgogne. — Mot vif de Monseigneur contre le mariage de Mademoiselle, qui y sert beaucoup. — Tables réformées à Marly, où le roi ne nourrit plus les dames. — Mme la Duchesse à Marly dans le premier temps de son veuvage, et obtient d’y avoir ses filles. — Marly offert et refusé pour Mademoiselle. — Raisons et mesures pour presser le mariage. — Timidité de M. le duc d’Orléans, qui ne peut se résoudre de parler au roi, et s’engage à peine à lui écrire. — Nul homme logé à Marly au château. — Lettre de M. le duc d’Orléans au roi sur le mariage. — Courte analyse de la lettre. — Petits changements faits à la lettre, et pourquoi. — Difficultés à rendre la lettre au roi. — Étrange timidité de M. le duc d’Orléans, qui enfin la rend. — Succès de la lettre.
Chapitre xii. —Attaques de Mme la duchesse d’Orléans à moi pour faire Mme de Saint-Simon dame d’honneur de sa fille, devenant duchesse de Berry. — Mesures pour éviter la place de dame d’honneur. — Audience de Mme la duchesse de Bourgogne à Mme de Saint-Simon sur la place de dame d’honneur. — Situation personnelle de Mme la duchesse d’Orléans avec Monseigneur, guère meilleure que celle de M. le duc d’Orléans. — Projet d’approcher M. et Mme la duchesse d’Orléans de Mlle Choin. — Curieux tête-à-tête là-dessus, et sur la cour intérieure de Monseigneur, entre Bignon, ami intime de la Choin, et moi.
Chapitre xiii. — Le roi résolu au mariage. — Contre-temps de Mme la duchesse d’Orléans adroitement réparé. — M. [le duc] et Mme la duchesse d’Orléans éconduits entièrement de tout commerce avec Mlle Choin. — Conférence à Saint-Cloud. — Horreurs semées sur M. le duc d’Orléans et Mademoiselle. — Le roi fait consentir Monseigneur au mariage. — Mme la Duchesse, etc., en émoi. — Déclaration du mariage. — Souplesse de d’Antin. M. [le duc] et Mme la duchesse d’Orléans très-bien reçus de Monseigneur, et fort mal de Mme la Duchesse.
Chapitre xiv. — Mme de Blansac, et sa rare retraite, et son rare héritage. — Fortune de ses enfants. — J’apprends la déclaration du mariage de M. le duc de Berry avec Mademoiselle. — Spectacle de Saint-Cloud. — Vive, dernière et inutile attaque de Mme la duchesse d’Orléans à moi, sur la place de dame d’honneur. — Oubli sur l’audience de Mme la duchesse de Bourgogne à Mme de Saint-Simon. — Présentation de Mademoiselle à Marly. — Consultation entre le roi, Mme de Maintenon et Mme la duchesse de Bourgogne, sur une dame d’honneur. — Bruit à Marly sur Mme de Saint-Simon, et mouvements. — Le chancelier, par l’état des choses, change d’avis sur la place de dame d’honneur. — Avis menaçant de nos amis. — Mme la duchesse de Bourgogne nous fait avertir du péril du refus, et de venir à Versailles. — Nous nous résolvons par vive force à accepter. — Conspiration de toutes les personnes royales à vouloir Mme de Saint-Simon. — Singulier dialogue bas entre M. le duc d’Orléans et moi. — Mme la duchesse de Bourgogne me fait parler sur le péril du refus. — Droiture et bonté de cette princesse. — Propos très-francs de moi à M. [le duc] et à Mme la duchesse d’Orléans sur la place de dame d’honneur.
Chapitre xv. — Motifs de la volonté si fort déterminée de faire Mme de Saint-Simon dame d’honneur de Mme la duchesse de Berry. — Menées pour empêcher que cette place ne fût donnée à Mme de Saint-Simon. — Leur inutilité singulière. — Mme de Caylus arrogamment refusée pour dame d’atours par Mme de Maintenon à Monseigneur. — Je propose et conduis fort près du but Mme de Cheverny pour dame d’atours. — Quelle elle était. — Exhortations et menaces par le maréchal de Boufflers, avec tout l’air de mission du roi. — Motifs qui excluent Mme de Cheverny. — Mme de La Vieuville secrètement choisie. — Inquiétude du roi d’être refusé par moi. — Le roi me parle dans son cabinet, et y déclare Mme de Saint-Simon dame d’honneur de la future duchesse de Berry. — Sa réception du roi et des personnes royales. — Je vais chez Mme de Maintenon ; son gentil compliment. — Assaisonnements de la place de dame d’honneur. — La marquise de La Vieuville déclarée dame d’atours de la future duchesse de Berry. — Sa naissance et son caractère ; et de son mari. — M. le duc d’Orléans mortifié par l’Espagne. — Mouvements sur porter la queue de la mante. — Facilité de M. le duc d’Orléans. — Baptême de ses filles. — Fiançailles. — Mariage de M. le duc de Berry et de Mademoiselle. — Festin où les enfants de M. du Maine sont admis, ainsi qu’à la signature du contrat, pour la première fois. — Le duc de Beauvilliers, comme gouverneur, est préféré au duc de Bouillon, grand chambellan, à présenter au roi la chemise de M. le duc de Berry. — Visite et douleur de la reine et de la princesse d’Angleterre. — Mme de Mare refuse obstinément d’être dame d’atours. — Son traitement. — Causes de ce refus trop sensées. — Tristes réflexions.
Chapitre xvi. — Dépôt des papiers d’État. — Destination des généraux d’armée pareille à la dernière. — Villars se perd auprès du roi et se relève incontinent. — Rare aventure de deux lettres contradictoires de Montesquiou, qui brouille Villars avec lui. — Douai assiégé ; Albergotti dedans. — Berwick envoyé examiner ce qui se passoit à l’armée de Flandre. — Récompense d’avance. — Fortune rapide de Berwick, qui est fait duc et pair. — Clause étrange de ses lettres, et sa cause. — Nom étrange imposé à son duché, et pourquoi. — Usage d’Angleterre. — Berwick en Dauphiné ; reçu duc et pair à son retour. — Étrange absence d’esprit de Caumartin au repas de cette réception. — Chapelle de Versailles bénite par le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, qui l’emporte sur la prétendue exemption. — Mort de la duchesse de La Vallière, carmélite, etc., dont la princesse de Conti drape. — Mort de Sablé. — Mort et caractère du maréchal de Joyeuse. — Villars gouverneur de Metz. — Mort de Renti et de sa sœur la maréchale de Choiseul. — État de l’armée et de la frontière de Flandre, et du siége de Douai. — Entreprise manquée sur Ypres. — Bagatelle à Liège. — Douai rendu. — Albergotti chevalier de l’ordre, etc. — Béthune assiégé ; Puy-Vauban gouverneur dedans. — Béthune rendu. — Récompenses. — Entreprise manquée sur Menin. — Retour de nos plénipotentiaires. — Ridicule aventure du maréchal de Villars et d’Heudicourt. — Villars veut aller aux eaux. — Harcourt sur le Rhin mandé à la cour ; est reçu duc et pair au parlement. — Va commander l’armée de Flandre. — Aire et Saint-Venant assiégés. — Goesbriant dans Aire. — Force combats. — Ravignan bat un convoi. — Listenois et Béranger tués, le chevalier de Rothelin fort blessé. — Aire et Saint-Venant rendus. — Goesbriant chevalier de l’ordre. — Campagnes finies en Flandre, sur le Rhin et en Dauphiné, sans qu’il se passe rien aux deux dernières.
Chapitre xvii. — Situation du cardinal de Bouillon. — État de la famille du cardinal de Bouillon, et ses idées bâties dessus. — Cardinal de Bouillon, furieux de la perte d’un procès, passe à Montrouge [et] à Ormesson. — Évasion du cardinal de Bouillon, que le prince d’Auvergne conduit à l’armée des ennemis, où il reçoit toutes sortes d’honneurs. — Lettre folle du cardinal de Bouillon au roi. — Analyse de cette lettre.
Chapitre xviii. — Réflexion sur le rang de prince étranger ; son époque. — Temporel du cardinal de Bouillon saisi. — Ordre du roi au parlement de lui faire son procès. — Conduite de sa maison. — Lettre du roi au cardinal de La Trémoille. — Réflexions sur cette lettre. — Cardinal de Bouillon, etc., décrétés de prise de corps par le parlement, qui après s’arrête tout court, et les procédures tombent. — Réflexion sur les cardinaux françois. — De Bar, faussaire des Bouillon, se tue à la Bastille. — Baluze destitué et chassé. — Arrêt du conseil qui condamne au pilon son Histoire généalogique de la maison d’Auvergne bon à voir. — Collations du cardinal de Bouillon commises aux ordinaires des lieux. — Tout monument de prétendue principauté ôté des registres des curés de la cour, et des abbayes de Cluni et de Saint-Denis, par ordre du roi. — Nouvelles félonies du cardinal de Bouillon à Tournai. — Duc de Bouillon bien avec le roi ; sa femme et ses fils mal, et ses neveux. — Duc de Bouillon parle au roi et au chancelier. — Écrivant au roi, [il] n’avoit jamais signé sujet, et ne put être encore induit à s’avouer l’être. — Articles proposés au roi, à faire porter de sa part au parlement, sur la maison de Bouillon. — Justice et usage de ces articles. — Fausse et criminelle rature dans les registres du parlement. — Le roi ordonne à d’Aguesseau, procureur général, de procéder sur ces articles au parlement, qui élude et sauve la maison de Bouillon. — Infidélité de Pontchartrain en faveur du cardinal de Bouillon. — Réflexions. — Mort du prince d’Auvergne. — Le roi défend à ses parents d’en porter le deuil, et fait défaire le frère de l’abbé d’Auvergne d’un canonicat de Liége. — Cardinal de Bouillon se fait abbé de Saint-Amand contre les bulles données, sur la nomination du roi, au cardinal de La Trémoille. — Le roi désire inutilement de faire tomber la coadjutorerie de Cluni. — Extraction, fortune et mariage du prince de Berghes avec une fille du duc de Rohan. — Perte du duc de Mortemart au jeu. — Le secrétaire du maréchal de Montesquiou passe aux ennemis avec ses chiffres.
Chapitre xix. — Art et manége du P. Tellier sur les bénéfices. — Mailly, archevêque d’Arles, passe à Reims. — Janson archevêque d’Arles. — Le Normand évêque d’Évreux, Turgot évêque de Séez. — Dromesnil évêque d’Autun, puis de Verdun. — Abbé de Maulevrier ; sa famille ; son caractère. — Mort de l’abbé de Langeron. — Cardinal Gualterio met les armes de France sur la porte de son palais à Rome. — Mort de Mme de Caderousse ; naissance et caractère d’elle et de son mari. — Ducs d’Avignon ; ce que c’est. — Mort du lieutenant civil Le Camus ; son caractère. — Argouges lieutenant civil. — Mort de Lavienne, premier valet de chambre du roi. — Mort de la marquise de Laval. — Mort de Denonville. — Duchesse de Luynes gagne un grand procès contre Matignon. — Mort du marquis de Bellefonds. — Le marquis du Châtelet gouverneur et capitaine de Vincennes. — Souper de Saint-Cloud. — Tentative de la flotte ennemie sur Agde et le port de Cette, sans succès. — Situation de l’Espagne. — Mme des Ursins fait un léger semblant de la quitter. — M. de Vendôme de nouveau demandé par l’Espagne. — Le roi d’Espagne en Aragon, à la tête de son armée ; Villadarias sous lui. — Duc de Medina-Celi arrêté, conduit à Ségovie, puis à Baronne, avec Flotte. — Petits exploits des Espagnols. — Staremberg bat les quartiers de l’armée du roi d’Espagne, qui se retire sous Saragosse. — Vendôme va en Espagne, est froidement reçu à la cour, et mal par Mme la duchesse de Bourgogne.
Chapitre xx. — Bataille de Saragosse, où l’armée d’Espagne est défaite. — Ducs de Vendôme et de Noailles à Bayonne ; Monteil à Versailles. — Duc de Noailles va avec le duc de Vendôme trouver le roi d’Espagne à Valladolid. — Stanhope emporte contre Staremberg de marcher à Madrid. — La cour fort suivie se retire de Madrid à Valladolid. — Merveilles de la reine et du peuple. — Magnanimité du vieux marquis de Mancera. — Courage de la cour. — Prodige des Espagnols. — L’archiduc à Madrid tristement proclamé et reçu. — Mancera refuse de prêter serment et de reconnoître l’archiduc, et de le voir. — Éloge des Espagnols, qui dressent une nouvelle armée. — Insolence de Stanhope à l’égard de Staremberg, qui se retire à Tolède. — Ducs de Vendôme et de Noailles à Valiadolid en même temps que la cour. — Le roi va à la tête de son armée avec Vendôme ; la reine à Vittoria ; le duc de Noailles à Versailles, et de là en Roussillon. — Son armée. — Six nouveaux capitaines généraux d’armée. — Paredès et Palma, grands, passent à l’archiduc, qui de sa personne se retire à Barcelone. — D’autres seigneurs arrêtés. — Staremberg, en quittant Tolède, en brûle le beau palais. — Le roi d’Espagne, pour trois jours à Madrid, y visite le marquis de Mancera. — Piège tendu par Staremberg. — Stanhope, etc., emportés et pris dans Brihuega. — Bataille de Villaviciosa perdue par Staremberg, qui se retire en Catalogne. — Belle action du comte de San-Estevan de Gormaz. — Réflexions sur ces deux actions et sur l’étrange conduite du duc de Vendôme. — Zuniga dépêché au roi. — Vains efforts de la cabale de Vendôme. — La cour d’Espagne presque tout l’hiver à Saragosse. — Stanhope perdu et dépouillé de ses emplois. — Duc de Noailles investit Girone. — Misérable flatterie de l’abbé de Polignac sur Marly. — Amelot inutilement redemandé en Espagne, qui ne veut point de l’abbé de Polignac.
NOTES
I. Cardinal de Polignac. 443
II. Mlle de La Mothe-Houdancourt. 447
III. Mme la comtesse de Soissons (Olympe Mancini). 449
FIN DE LA TABLE DES CHAPITRES




Ch. Lahure, imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation, rue de Vaugirard, 9, près de l’Odéon.