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ANNALES DU MUSÉE GUIMET


Hvôgva, recevoir ce que nous désirons tous deux ’" ; va, pour y trouver le bonheur"’, là où est Ârmaiti accompagnée d’Asha, là où est la Royauté conforme aux désirs de Vohu Maiiô’-, là où Mazda réside dans la demeure des vœux comblés".

i7. Aussi ", je prêcherai vos lois"’, rien qui ne soit conforme à vos lois,

— ô sage JAmâspa’", fils de Ilvôgva. Que vos adorateurs vous ofFrenl leurs prières avec soumission" et suivent la loi juste et sage suivant laquelle Mazda Ahura a distingué le bien et le mal ’

(v. XXVIil, 8, n. 31). — aredrâisli idi « va avec les dons », ce qui pourrait signifier aussi bien « va porter tes dons » que « va recevoir », n’était que la chose se passe au Garôtmân où Fou reçoit plutôt qu’on n’apporte (glose : aighash ràtîh dar (jarôlmdn kunishn « c’est-à-dire que libéralité lui est faite dans le Garôlmùn ») ; cf. Dinkarl, l. l., 24, lamd aigh zaki rdldii ravdn « là-bas oiisont les âmes des libéraux ». 70. Les récompenses, les dons (lùisli aredràis). — usvalii, duel de vas. 71. uslilâ stôi « pour être heureux ».

72. Littéralement « la lloyauté (l^lisbatlireiii ; avec allusion à l’Amshaspand Klisliatbra ) dans le désir (ishlà, locatif de isliti) de Vohu Manô ». 73. varedemàm, pun kàmak dar damûn ; donc de varc-dcmâ (cf. demâ-na) « demeure à souhait (svechayd slhdne) », où tous les désirs sont satisfaits. 74. Lire jallià, variante confirmée par le pehlvi ilîtn : yallii-â serait tamd ; cf. slance 16, c, d, e.

75. LesloisdesÂmshaspands. La strophe est obscure dans le détail : le sens général est éclairé par l’analyse du Binkarl-.madamandm’z'iolZarlûhasklpun gûftanloimarlûmôn obdànt l patmùn s/iadkûndnd apatmdntk fkhoêshhiitanl rdllh Ivatdêr-mUus/m’ih udânàkpa’mdn î pun karfak « conseil à Zoroastre de dire aux hommes de faire actes modérés, de renoncer àl’immodération ; de s’approprier libéralité avec humilité et sage mesure de bonnes œuvres ». — palmdn est la traduction de af’sliuiâuî ; afsLinan est employé dans la prosodie au sens de « ligne mesurée, vers » (v. Vispéi’ed, XIV, 1), et l’on pourrait l’entendre à la rigueur dans ce sens en faisant d’afsbmàni une désignation des Gàthas : mais le sens général et le Dinkart rendent bien plus vraisemblable que ce mot est employé ici au sens général et moral dcpatmàm, mesure, règle, loi. Je fais rapporter vé, non à Jàmâspa, mais aux Amshaspands énumérés dans la stance précédente ; séiisbànî est traduit comme un impératif 1" personne de sanb. 7G. dé Jàmâspa, daslôbar Jdmàsp. Jàmâspa, frère de Frashaoshtra, était le ministre elle sage de Vishtâspa : c’est un des premiers prosélytes de Zoroastre. — Sur dé, voir Y. XLV, n. 36.

77. badà véslà vabménjf seraosbâ ràdaiibô ; il faut sans doute dire vé stâ ou du moins décomposer ea vé-stà, le pehlvi ô zak i lakûm ngàyishn sdlùnêt « vont vous prier » supposant le pronom de la 2" personne : il analyse sans doute : « vos adorateurs (râdaiibô, ceux qui font des offrandes, cL XLV, n. 49) [sont] se tenant en vous (vé-stâ) avec sentiment de docilité (seraosbâ) » : vcslâ serait un composé devé etslâ (traduit ici avec le sens de i d’après le sens général plus que le sens propre). 78. dâthemcâ adâlbcmcà, traduit comme plus haut (n. 67) dahislm adahishn, avec