Page:Arnauld et Nicole - Logique de Port-Royal, Belin, 1878.djvu/23

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2. N’employer dans les définitions que des termes parfaitement connus ou déjà expliqués.

pour les axiomes.

3. Ne demander en axiomes que des choses parfaitement évidentes.

pour les démonstrations.

4. Prouver toutes les propositions un peu obscures, en n’employant à leur preuve que les définitions qui auront précédé, ou les axiomes qui auront été accordés, ou les propositions qui auront déjà été démontrées, ou la construction de la chose même dont il s’agira, lorsqu’il y aura quelque opération à faire.

5. N’abuser jamais de l’équivoque des termes, en manquant d’y substituer mentalement les définitions qui les restreignent et qui les expliquent.

CHAPITRE XI. — La méthode des sciences réduite à huit règles principales.
deux règles touchant les définitions.

1. Ne laisser aucun des termes un peu obscurs ou équivoques sans le définir.

2. N’employer dans les définitions que des termes parfaitement connus ou déjà expliqués.

deux règles pour les axiomes.

3. Ne demander en axiomes que des choses parfaitement évidentes.

4. Recevoir pour évident ce qui n’a besoin que d’un peu d’attention pour être reconnu véritable.

deux règles pour les démonstrations.

5. Prouver toutes les propositions un peu obscures, en n’employant à leurs preuves que les définitions qui auront précédé, et les axiomes qui auront été accordés, ou les propositions qui auront déjà été démontrées.

6. N’abuser jamais de l’équivoque des termes, en manquant de substituer mentalement les définitions qui les restreignent et qui les expliquent.

deux règles pour la méthode.

7. Traiter les choses, autant qu’il se peut, dans leur ordre naturel, en commençant par les plus générales et les plus simples, et expliquant tout ce qui appartient à la nature du genre avant que de passer aux espèces particulières.

8. Diviser, autant qu’il se peut, chaque genre en toutes ses espèces, chaque tout en toutes ses parties, et chaque difficulté en tous ses cas.

CHAPITRE XII. — De ce que nous connaissons par la foi, soit humaine, soit divine.

» Il y a deux voies générales qui nous font croire qu’une chose est vraie. La première est la connaissance que nous en avons par nous-mêmes, pour en avoir reconnu et recherché la vérité, soit par nos sens, soit par notre raison : ce qui peut s’appeler généralement raison, parce que les sens mêmes dépendent du jugement de la raison ; ou science, pre-