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exploitation forestière

l’industrie de la pulpe, et l’on peut dire que l’avenir de cette industrie appartient aux contrées où ces essences ligneuses se trouvent en abondance et de facile accès.

Mentionnons encore le tilleul, la plaine ondée, le noyer noir piqué, le frêne moiré, le cèdre rouge, et nous aurons donné une liste suffisamment complète des essences les plus connues et les plus utiles des forêts canadiennes.

* * *

En cette année, 1899, l’activité est extraordinaire dans les chantiers où l’on abat le bois et dans les scieries où on le débite. La main-d’œuvre est devenue difficile à recruter, quoique les prix offerts pour chaque homme soient de cent à cent cinquante francs par mois.

La saison prochaine promet d’être exceptionnelle ment productive.

Jusqu’à présent les propriétaires de « limites » n’ont guère exploité que le pin et l’épinette ; mais, pendant l’hiver de 1899 à 1900, ils devront manufacturer plusieurs autres espèces, et notamment du bois franc, pour fournir aux besoins du marché anglais.

La pruche, qui était pour ainsi dire considérée comme bois de rebut jusqu’à ces dernières années, est maintenant en grande demande, surtout pour les grosses charpentes. Les travaux du havre de Montréal en absorbent des quantités considérables, et il y a un fort mouvement d’exportation aux États-Unis.

Quant au bois à pulpe, l’augmentation de la production est tout simplement immense. Dans l’Outa-