Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/123

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


du Païs appellent Coliſée [1], par où l’on voit qu’il entend, non quelque Amphiteatre inconnu vers Rocca-di-Papa, mais celui que tout le monde voit à Albano. Juſte-Lipſe n’a écrit au sujet du même point que le mot qu’on lit à l’endroit où il parle des Amphiteatres autres que ceux de Rome. Il y en a un à Albe, dit-il, dont je ne dirai rien parceque ni je ne l’ai vu, ni je n’en ai eu aucune relation [2]. Une opinion marquée au coin d’une telle négligence ne méritoit pas la peine que je me ſuis donnée de vérifier par les MS. du Vatican ce qui en étoit de la vraie leçon du vers de Juvénal qui exprime la route vers l’Albanum de Domitien. Le P. Volpi lit Lacus ſuperant qui la fairoit tenir par le bord supérieur du Lac, ce qui favoriſeroit ſon ſentiment ; mais j’ai trouvé qu’il faut lire Lacus ſuberant ainſi que le portent toutes les éditions, ce qui en deſigne la partie inférieure, qui détruit ſes idées.

  1. Uti totus hic campus ruderibus conſertus eſt, ita quoque confuſa nobis… exceptis Amphiteatro… inter Caſtrum Gandolphinum, & Albanum vulgo ab indigenis Celoſeum. Kircher. Lat. p. I. c. V.
  2. Quartum (Amphiteatrum) Albæ in Latio è qua materia, (non enim vidi aut accepi) mihi incertum. Juſt. Lip. de Amphit. extra Rom. C 1.