Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/125

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


paroitre ce que les anciens entendoient par une Citadelle.


XLVI. Caractères marqués par l’αϰϱοπολις de Dion par les vers de Stace, & Martial cités plus haut.

Il ne faut pas demander même, ſi on voit Rome comme à ſes pieds & ſi on découvre une grande étendue de Mer d’un ſi beau point de vue ; ce que je dois dire que j’ai observé c’eſt que du plus haut Pavillon du Jardin des Capucins on aperçoit très-bien tout ce qui eſt autour du Lac de Némi ce qui eſt le caractère de l’Albanum de Domitien marqué par Martial & qui ne convient qu’à cette partie. D’après de telles raiſons doit-on héſiter à prononcer que c’eſt aux Capucins d’Albano que l’Albanum de Domitien fut placé ?

Cette poſition ne reçoit que deux difficultés. La première de la part du caractère porté par l’expreſſion de Juvénal qui ſémbleroit exiger de le placer plus près du lieu où fut Albe ; & la ſeconde du defaut des veſtiges ſuffisans dans le lieu que nous marquons. Il paroit extraordinaire en effet que l’Albanum de Clodius quoique plus ancien ſubſiſte avec les marques de la folle immenſité que Cicéron lui attribue, & que celui d’un ſi magnifique Empereur ait entièrement diſparu. Mais de ces deux raiſons la premiè-