Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/126

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


re ſe detruiroit aiſément en diſant, que Juvénal n’a eu égard qu’à la vérité Poëtique qui conſiſte dans celle de l’image formée par la proximité qu’elle ſoit grande ou médiocre : mais on peut ajouter que l’exactitude même Hiſtorique eſt ſuffiſament ſauvée par ces Temples & ces autres lieux ſacrés, que nous avons vu qu’Albe étendît juſqu’à l’Albanum de Clodius même d’après les reproches de les avoir détruits que Cicéron lui faiſoit, ce qui a pû engager le Poëte de deſigner le lieu de Albanum de Domitien beaucoup plus pres d’Albe que celui de Clodius par les Temples de cette Ville détruite. La ſeconde raiſon est beaucoup plus impoſante c’eſt elle qui m’avoit engagé d’abord à ſouſcrire à l’opinion qui reconnoit l’Albanum dont nous parlons à la Villa-Barberini, ſans être arrêté par les preuves ſans réplique qui y montrent celui de Clodius, à cauſe de la facilité que le même Albanum eut apartenu ſucceſſivement aux deux maitres, la Maiſon Claudia aïant été élevée à l’Empire dans la perſonne de Claude, & Domitien aiant pû ſuccéder à ſes biens ainſi qu’a ſa puiſſance ; mais toute apparente qu’