Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/283

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recompenſé ſi libéralement le Maitre, lorſqu’il aprît qu’il en avoit une autre qui ſavoit encore mieux le même compliment avec le nom d’Antoine ; & le péril dont elle devoit être pour Mécéne en particulier ſe juge aiſément par le commandement qu’il devoit y avoir, c’eſt-à-dire, celui des Liburnes, Voiles dont tout le prix ſe tiroit de l’agilité qui les rendoit capables de ſe porter facilement partout dans l’action. Une telle partie d’une Armée navale trouvoit facilement ſa perte dans la victoire même à la quelle elle contribuoit le plus. « Vous vous trouverez donc bientôt, dit Horace à ſon illuſtre Ami, ſur vos frêles Liburnes au milieu des vaiſſeaux, qu’on prendroit pour des hautes Fortereſſes. Que fairai-je cependant, moi à qui la vie ſi agréable par le bonheur que j’ai de la paſſer avec vous, ne pourroit que devenir inſupportable si elle étoit privée de cette avantage. Je ne vois qu’un remède aux fraieurs dont me remplit la vue des événemens qui ſe préparent : c’eſt d’aller partager tous vos périls. La préſence d’un homme auſſi foible que je le ſuis ſera fort ſuperflue pour les diminuer ; mais témoin de tout ce qui se paſſera,