Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/390

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


s’être exprimé aſſes fortement en faveur de l’unité ; après en avoir dit, que l’autorité expreſſe d’Horace même défendoit de doubler même ſa M. de C. & que nulle néceſſité n’y obligeoit, il ajouta en faveur de ceux qui voudroient la doubler , la tripler, & la quadrupler s’ils vouloient, que l’autorité d’Horace touchant l’unité de ſa Campagne se reduiſoit à nous aprendre qu’il n’avoit eu qu’une M. de C. en Sabine mais qu’elle n’excluoit pas celles qu’il pouvoit avoir eues dans toutes les autres Régions [1]. D’après le ſens que Volpi donne par là aux paroles d’Horace, Cicéron même à qui nous avons compté plus de 25. M. de C., que nous avons vu qu’il avoit aquis par pur eſprit de magnificence, eut pu s’attribuer la gloire de la modération que nous avons vu que ſe voulut donner Horace par les paroles en queſtion, & à plus juſte titre que lui ; puis que de tous ſes nombreux Chateaux il n’en eut aucun dans cette Région, la

  1. Cæterum falſum eſt duplicem ab Horatio poſſeſſam in Sabinis Villam vel id tantummodo valet evincere quod vates ait, dum ſua mediocritate & paupertate contentum prædicat. Satis beatus UNICIS Sabinis. En ut diſerte pronunciat ſe unica tantum rura io Sabinis postediſſe. Id. ibid. pag. 301.