Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/407

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rachoient. C’eſt celui qu’il dit ſi agréablement que Teucer mit en uſage avec tant de ſuccès dans une occaſion plus importante que toutes celles où l’on peut ſe trouver. Telle est l’ode en général dont on voit non ſeulement l’unité, mais la ſimplicité. L’endroit qui parle de Tibur a ſurtout offenſé par ſa brièveté. Après un début qui annonce les plus grands détails ſur Tibur, dit-on, on en dit quatre seuls mots, et on s’arrête tout court. On ne s’arrête ſur Tibur après ces quatre mots, que par ce qu’on y renferme tout ce qu’on en devoit dire, que parceque plus énergiques que courts, ces quatre mots forment ſeuls de Tibur le tableau non ſeulement le plus brillant mais le plus achevé. En effet quoique je me propoſe de donner l’idée la plus pleine des traits de beauté de Tibur également propres & rares, je ne me renfermerai pas moins dans ce qu’Horace nous aprend dans les vers qui contiennent ce détail qu’on qualifia de ſi imparfait. Je les expoſerai mais je n’y ajouterai point. Ce qui me frappe plus que tous les objèts brillans dont j’ai parlé, dit le Poëte « c’eſt la Maison de la ré-