Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/408

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tentiſſante Albunée, le précipice qu’éprouve l’Anio, la demeure que fournît à Tiburnus le beau bois qui lui eſt conſacré, & enfin une vaſte colline de Jardins remplie d’eaux preſſées de s’y prêter à tous les uſages qu’on y déſire d’elles [1] ». Ainſi notre Poëte nomme ou plutot peint les raretés de Tibur.

La première eſt la Maiſon de la rétentiſſante Albunée. Il n’eſt aucun doute que ce ne ſoit, ce qu’on apele la Solfatara ou la Souffrière de Tivoli.


CXXIX. Première merveille de Tibur la Souffrière.

Cette Souffriere eſt un Lac ou plutôt un gouffre dont nulle ſonde ne put jamais atteindre le fonds, & en meme tems une ſource ſi abondante qu’elle forme le plus gros & le plus rapide ruiſſeau, qui ſe jette à un Mille d’elle dans l’Anio. L’eau en paroit froide à la ſurface, mais tant l’expérience rapportée par Kirker d’un vaſe à bouchon mouvant & ouvert à une certaine profondeur qui fut retiré plein d’une eau bouillante, que celle du Cardinal

  1. Me nec tam percuſſit
    Quam Domus Albuenæ reſonantis
    Et Præceps Anio & Tiburni Lucus & uda
    Mobilibus pomaria Rivis. Hor. lib. I. od. 7.