Page:Chaupy - Découverte de la maison de campagne d’Horace, Tome 2.djvu/63

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


d’ailleurs un motif de le déſigner plutot parle nom général d’Albe qui etoit un nom tres-connu que pour le noms particuliers de Cinthianum ou de Mons Jovis, qui n’étoient pas ſi illuſtres.

Albe jouît pendant cinq cens ans en tiers de la proſpérité que j’ai peinte. Régardée comme une Mère par toutes les Villes d’alentour, elle en étoit reſpectée ſi non comme une Maîtreſſe du moins comme un chef ; mais c’eſt ces titres de ſupériorité qui la fîrent regarder d’un œil funeſte par Rome née même avec l’eſprit qu’il n’y en eut pas d’autre que la ſienne. On ſait comment celle-ci réuſſit à la soumettre par le combat des Horaces & des Curiaces.


XX. Deſtruction d’Albe.

Un ſigne plutot qu’un mouvement d’infidélité fût ſaiſi bientôt après avec empreſſement comme une occaſion de la détruire de fond-en-comble. Un nombreux détachement Romain arrivé à l’improviſte à Albe y annonça & y exécuta en même tems l’arret d’une ruine où les ſeuls temples n’étoient pas envellopés. Peû d’Heures dit l’Hiſtoire étonée, annéantirent l’ouvrage de plus de quatre ſiécles [1]. Un

  1. Una hora quadringentorum annorum opus… excitio ac ruinis dedit. Tit. Liv. lib. I. n. 29.