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d’où l’on tire 52onc.. 32onc. :: 28. x ainsi l’on a

32
256
64 52
896 17d + ou ou
52
376
364
12

C’est-à-dire qu’il faut réduire les livres en onces, & les sols en deniers, & résoudre ensuite la question proposée par la regle de trois commune.

Dans plusieurs des questions de commerce qui peuvent se résoudre par la regle de trois, il y a souvent des méthodes abregées par lesquelles on en vient à bout plus facilement que par la regle même. Ces méthodes ou regles particulieres sont appellées pratiques, parce qu’au moyen de ces regles, on expédie plus promptement l’opération qu’on se propose.

La regle de trois inverse est celle où l’ordre naturel des termes est renversé. Par exemple, si 100 hommes bâtissent une maison en deux ans ; on demande en combien de tems 200 hommes bâtiront la même maison ; la regle consiste à multiplier le premier terme 100 par le second 2, & diviser le produit par le troisieme terme 200, le quotient 1 est le nombre d’années qu’on cherche.

200 hom. — 100 hom. — 2 ans
2 200
200 1 an.

La regle de cinq, ou regle de trois composée, est celle où il faut faire deux regles de trois pour parvenir à la solution. Par exemple, si 300 ℔ en deux ans produisent 3 ℔ d’intérêt, combien 1000 ℔ en produiront-ils en douze ans.

Il faut d’abord trouver par une regle de trois quel intérêt 1000 ℔ produiront en deux ans, ensuite trouver par une seconde regle quel intérêt la même somme produira en douze ans.

Cette regle est regardée par les auteurs d’Arithmétique, comme une regle particuliere, mais sans nécessité ; car la meilleure maniere de la résoudre, est d’employer une double regle de trois, comme nous venons de dire, & comme on le voit dans l’exemple suivant. Exemple, , faisant donc  ; il est clair que 600 ℔ est l’intérêt cherché ; où vous voyez que pour résoudre ces sortes de questions, on peut ne faire qu’une seule regle de trois ; car 300 ℔ produisent le même intérêt en deux ans, que deux fois 300 s. en un an ; & douze fois 1000 l. produisent le même intérêt en un an, que 1000 ℔ en douze ans. Par conséquent mettant à part la circonstance du tems, dites si deux fois 300, c’est-à-dire 600, donnent 36 ℔ d’intérêt en un an, combien produiront d’intérêt en un an, douze fois 1000, c’est-à-dire 12000.

600 — 12000 36.
36
72000
36000 6|00
4320|00 710 ℔ int. Chambers (E)

Regle centrale, voyez Centrale.

Regle, pris dans le sens que les moines lui donnent, signifie un recueil de lois & de constitutions, suivant lesquelles les religieux d’une maison sont obligés de se conduire, & qu’ils font vœu d’observer en entrant dans l’ordre. Voyez Religieux, Monastere, Vœu, &c.


Toutes les regles monastiques ont besoin d’être approuvées par le pape pour être valides. La regle de S. Benoit est appellée par quelques auteurs, la sainte regle. Voyez Bénédictin.

Les regles de S. Bruno & de S. François sont les plus austeres de toutes. Voyez Chartreux. Quand un religieux ne peut soutenir l’austérité de la regle, il demande à ses supérieurs de l’en dispenser. Chambers.

Regle de l’octave, en Musique ; est une formule harmonique publiée la premiere fois par M. de Laire, en l’année 1700, laquelle détermine l’accord convenable à chaque degré du ton sur la succession de la basse, tant en mode majeur qu’en mode mineur, & tant en montant qu’en descendant, sur-tout par marche diatonique.

On trouvera dans nos Pl. de Musique cette formule chiffrée sur l’octave du mode majeur, & sur celle du mode mineur.

Pourvû que le ton soit bien déterminé, on ne se trompera pas en accompagnant selon cette regle, tant que l’auteur sera resté dans l’harmonie simple & naturelle que comporte le mode. S’il sort de cette simplicité par des accords, par supposition ou d’autres licences, c’est à lui d’en avertir par des chiffres convenables ; ce qu’il doit faire aussi à chaque changement de ton ; mais tout ce qui n’est point chiffré doit s’accompagner selon la regle de l’octave, cette regle doit s’étudier sur la basse fondamentale, pour en bien comprendre le sens.

J’ai cependant peine à pardonner qu’une formule destinée à la pratique des regles élémentaires de l’harmonie contienne une faute contre ces mêmes regles ; c’est apprendre de bonne heure aux commençans à enfreindre les lois qu’on leur prescrit Cette faute est dans l’accompagnement de la sixieme note en montant, dont l’accord, ainsi qu’il est chiffré, peche contre les regles ; car il ne s’y trouve aucune liaison, & la basse fondamentale descend d’un accord parfait diatoniquement sur un autre accord parfait ; licence trop grande pour faire regle.

On pourroit faire qu’il y eût liaison en ajoutant une septieme à l’accord parfait de la dominante qui précede ; mais alors cette septieme ne seroit point sauvée ; & la basse fondamentale descendant diatoniquement sur un accord parfait après cet accord de septieme, feroit une marche entierement intolérable.

On pourroit encore donner à cette sixieme note, l’accord de petite sixte, dont la quarte feroit liaison ; mais ce seroit fondamentalement un accord de septieme avec tierce mineure, où la dissonance ne seroit pas préparée ; ce qui est encore contre toutes les regles.

Enfin on pourroit chiffrer sixte quarte sur cette sixieme note ; ce seroit alors l’accord parfait de la seconde ; mais je doute que les musiciens approuvassent un renversement aussi mal entendu que celui-là, si peu autorisé par l’oreille, & sur un accord qui éloigne trop l’idée de la modulation principale.

Je tiens donc pour une chose certaine, que l’accord de sixte, dont on accompagne la sixieme note du ton en montant, est une faute qu’on doit corriger, & que pour accompagner régulierement cette note, comme il convient dans une formule, il n’y a qu’un seul accord à lui donner, qui est celui de septieme ; non une septieme fondamentale, qui ne pouvant se sauver que d’une autre septieme, seroit une faute dans cet endroit ; mais une septieme renversée d’un accord de sixte ajouté sur la tonique. Je souhaite que les gens de l’art trouvent cette correction juste ; je suis sûr du-moins qu’ils n’y trouveront pas de faute ; mais que fait cela aux importans du siecle, qui se disent au-dessus des regles ? (S)

Regle, (Jurisprudence.) signifie en général ce que l’on doit observer, soit dans ses mœurs & dans sa