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infectée, où des gens chargés du même commerce, ont leurs étaux. Voyez Étal & Boucher.

Il y a aussi dans les maisons nombreuses attenant les grandes cuisines, une piece qui est destinée à contenir les grosses viandes, & qu’on appelle boucherie. Il faut avoir soin de n’y pas laisser un grand jour, d’y tenir toujours la viande suspendue, & d’y avoir une balance ou romaine pour la peser, avec une table & plusieurs tablettes.

BOUCHER, v. act. On dit, en terme de Dorure, boucher d’or moulu, pour dire ramender avec de l’or moulu les petits défauts qu’on trouve encore à l’or après qu’on l’a bruni. Cet or moulu se met dans une petite coquille avec un peu de gomme arabique ; & il n’y a point de meilleur moyen pour faire un ouvrage propre, pourvû que l’endroit gâté ne soit pas considérable.

BOUCHETURE, s. f. en terme de Coûtume, est tout ce qui sert de clôture à un champ, un pré, une terre labourable, ou tous autres héritages, à l’effet d’empêcher les bêtes d’y entrer ; comme haies vives, palissades, échaliers & autres. En pays de pâturage il est bien expressément défendu d’enlever les bouchetures. (H)

BOUCHIN, s. m. (Marine.) On entend par ce mot la plus grande largeur du vaisseau de dehors en dehors. C’est la partie la plus large du corps du vaisseau, ce qui se trouve toûjours à stribord & à bas-bord du grand mât, à cause que le maître ban & la maîtresse côte sont en cet endroit. Quand on parle de la largeur du vaisseau de dedans en-dedans, elle s’exprime par la longueur du ban ou barrot ; & l’on dit, ce vaisseau a tant de piés de ban ou de barrot. Lorsqu’on dit qu’un bâtiment est plus court de varangue & plus petit de bouchin, c’est-à-dire qu’il est plus rond par la quille, & plus étroit par le bordage. (Z)

* BOUCHOIR, s. m. c’est ainsi que les Boulangers appellent le couvercle de la bouche de leur four. Il est de fer ; il a une poignée : quant à sa figure, c’est un grand segment de cercle, ou la figure de la bouche du four.

* BOUCHON, s. m. (Commerce.) nom que l’on donne à des paquets de laine d’Angleterre, & qui leur vient de la maniere dont ils sont contournés.

* Bouchon, (Jardinage.) on donne ce nom à ces paquets de toile filée ou formée par les chenilles, qu’on apperçoit à l’extrémité des arbres & des arbrisseaux, sur-tout en hyver quand il n’y a plus de feuilles, & dans lesquelles ces insectes se conservent pendant cette saison. On détruit les bouchons le plus exactement qu’on peut.

Bouchon, (Manege.) c’est un tortillon de paille ou de foin qu’on fait sur le champ, pour frotter le corps d’un cheval, sur-tout quand il a chaud.

Bouchorner un cheval, c’est le frotter avec le bouchon. (V)

Bouchon de contre-potence, signifie, parmi les Horlogers, une petite piece de laiton, dont une partie, qui est comme un gros pivot, entre à frottement dans le trou de la contre-potence d’une montre. Voy. b, fig. 44. Pl. X. de l’Horlogerie.

Cette piece reçoit un des pivots de la roue de rencontre dans un petit trou, que les habiles Horlogers font ordinairement avec un poinçon ; parce qu’il faut qu’il ait peu de profondeur, que le fond en soit plat, & qu’il soit, ainsi que les parois, bien écroüi & bien poli.

Le trou de la contre-potence est rond, pour qu’on puisse y faire tourner le bouchon ; ce qui est nécessaire afin de pouvoir donner à la roue de rencontre la situation convenable, en variant par ce mouvement la position du trou du bouchon. V. Contre-potence, Roue de rencontre, Potence , &c. (T)

Bouchons, s. m. pl. Les ouvrieres occupées au


tirage de la soie donnent ce nom à des inégalités & grosseurs qui se rencontrent dans le fil au sortir de dessus le cocon & de dedans la bassine ; défauts qui en rendent le tirage plus difficile, & la soie tirée moins parfaite.

BOUCHOT, s. m. (Pêche.) parc que l’on construit sur les greves, ou aux bords de la mer, pour y arrêter le poisson.

* BOUCLE, s. f. (Hist. anc.) Les anciens avoient des boucles de plusieurs sortes : les unes servoient à l’Architecture ; d’autres à la Chirurgie. Les Musiciens & les Comédiens avoient les leurs : elles étoient également d’usage aux hommes, aux femmes, aux Grecs, aux Romains, & aux autres nations, pour attacher les tuniques, les chlamydes, les lacernes, les pénules, &c. Elles avoient presque toutes la forme d’un arc avec sa corde. Il y avoit à chaque côté de l’habit, à l’endroit où on l’attachoit, une piece de métal, d’or, d’argent, ou de cuivre. La partie de la boucle qui formoit comme la corde de l’arc, étoit une aiguille. Cette aiguille passoit comme un crochet à-travers des trous pratiqués à la piece de métal, & suspendoit la partie de l’habit tantôt sur une épaule, tantôt sur l’autre. On en trouvera la figure dans nos Planches d’Antiquités.

Boucle, (Marine) mettre un matelot sous boucle, ou à la boucle ; le tenir sous boucle : ce terme signifie clé ou prison. Mettre un matelot sous boucle, c’est le mettre sous clé, le tenir en prison. (Z)

Boucles, en Architecture, sont de petits ornemens en forme d’anneaux, lacés sur une mouline ronde, comme baguette ou astragale. (P)

Boucles d’oreilles, en terme de Metteur-en-œuvre, est une sorte de bijou de femme, quelles portent à leurs oreilles. Il y en a de plusieurs especes, qui prennent pour la plûpart leur nom de la figure dont elles sont faites. On dit boucles à quadrille simple ou double ; boucles entourées simples ou doubles ; boucles à dentelle ; boucles de nuit, &c. Voyez ces mots à leur article.

Boucles à quadrille, en terme de Metteur-en-œuvre, sont des boucles composées de quatre pierres ou de neuf, arrangées de maniere qu’elles forment un quarré régulier. Le quadrille double est celui où le nombre des pierres est multiplié au double. Il y a aussi des quadrilles entourés. V. Entouré & Entourage.

Boucles de nuit, en terme de Metteur-en-œuvre, sont des boucles composées de quatre pierres, dont les deux plus grosses sont placées au-dessus l’une de l’autre, celle d’en-bas allant en diminuant en façon de poire, & les deux autres latéralement à l’endroit où celles-ci se joignent.

Boucles de bracelet, est une espece d’attache qui n’a qu’un arguillon sans chappe, & qui est précédée d’une barriere, autour de laquelle on tourne le ruban des bracelets, qui s’arrête enfin par un trefle. Voyez Barriere & Trefle.

Boucles, en Serrurerie ou en Fonderie, ce sont ces anneaux ronds de fer ou de bronze, qui sont attachés aux portes cocheres, & qu’on tire avec la main pour les fermer. Il y en a de riches, de moulure & de sculpture.

Boucle gibeciere, c’est le nom qu’on donne à ces heurtoirs si bien travaillés qu’on voit aux portes cocheres. On leur donne le nom de gibeciere, parce que leur contour imite celui de la gibeciere.

Boucle, en terme de Rafineur de sucre, est en effet une boucle ou anneau de fer emmanché dans un morceau de bois de deux piés ou environ de longueur. On s’en sert pour tirer les formes tombées dans le bac à formes, voyez Bac à formes ; ce qui n’arrive que lorsquelles se séparent du reste qui y est empilé. On s’y prend de maniere à faire entrer la tête de la forme dans la boucle, & on la retire alors sans risque.