Page:Du Camp - Paris, tome 5.djvu/367

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par l’exécuteur de la haute justice, à une potence qui, pour cet effet, serait plantée dans la place de Grève ; ses biens ont été déclarés acquis et confisqués au Roi, ou à qui il appartiendrait, sur iceux préalablement pris la somme de deux cents livres d’amende envers le Roi, au cas que confiscation n’ait pas lieu au profit de Sa Majesté. Il a été dit aussi que ladite sentence serait, à la diligence du substitut du procureur général du Roi, imprimée, publiée et affichée dans tous les lieux et carrefours accoutumés de la ville, faubourgs et banlieue de Paris, et partout où besoin serait. Ouïe et interrogée en la cour, ladite Marie Launay, sur les causes d’appel et cas à elle imposés. Tout considéré :

La cour dit qu’il a été bien jugé par le lieutenant criminel du Châtelet, mal et sans griefs appelé par ladite Marie Launay et l’amendera ; ordonne qu’à la requête du procureur général du Roi, le présent arrêt sera imprimé, publié et affiché dans les lieux indiqués par ladite sentence, et partout où besoin sera ; et pour le faire mettre à exécution, renvoie ladite Marie Launay prisonnière par-devant le lieutenant criminel du Châtelet. Fait en Parlement, le quatre juillet mil sept cent quatre-vingt. Collationné, Maasien.

Signé : Lecousturier.