Page:Figuier - Les Merveilles de la science, 1867 - 1891, Tome 3.djvu/622

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laquelle ils appuient sur le bord de la bêche, pour l’enfoncer en terre. Au lieu d’une semelle entière, on fait usage plus souvent d’une demi-portion de semelle, que représentent les figures 478, 479, 480 et qui ne pèse que 225 grammes.

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Fig. 465, 466. — Écope de drainage.
(Échelle de 0m,10.)
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Fig. 467, 468. — Autre écope de drainage
(Échelle de 0m,10.)

Nous venons de considérer dans ce qui précède, les sols compactes, mais se laissant facilement entamer par la bêche. Quand le terrain est trop dur pour se laisser entamer par la bêche ordinaire, soit dans toute la profondeur de la tranchée, soit dans une partie seulement, il faut faire usage d’une bêche étroite que nous représentons (fig. 481, 482, page 617). Cette bêche désagrége bien le sol, mais elle n’enlève pas des portions bien définies de terre, de sorte que le curage à la drague devient plus important.

Quand les terrains sont très-durs, pleins de cailloux, il faut substituer à la bêche la pioche, le pic, ou l’une des formes de pics armés de pédale que nous représentons dans les figures 483, 484 (page 617) ou dans la figure 485 (page 617).

Dans ce cas, il faut que chaque piocheur soit suivi d’autres ouvriers armés d’une pelle, qui enlèvent les débris, à mesure qu’ils sont détachés par le premier instrument.

Quand le terrain est consistant et pierreux, le travail devient difficile, irrégulier, et ne peut plus être exécuté avec les outils dont nous