Page:George Péries- La Faculté de droit dans l'ancienne Université de Paris, (1160-1793), 1890.djvu/292

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ANNÉES DOYENS ÉLÈVES FAVORISÉS

1710. Alleaume Joseph Royer Georges le Roy

1711. Collesson Paul-Étienne Desmaretz de Cramaille. Jean Rouillé de Melay. Vincent Estienne Roujatdt.

1712. Barrière Achille Sotibeyran.

1713. Lescuyer Jean-Louis Richard, François Le Juge de Logny. J. Bignon, P. Grangier d’Amptisac,

1714. De Perrière Louis-Ad, Rouault de Gamache, Jean-Sim. de Porcelet de l’Isle. Louis-Marin de Gombouille. Jean Duché. Fratiçois de Lacoste[1]. Jean-René de Longueil. Antoine Arnauld de la Brisse. Michel-Louis Lebel ou le Bel. Gabriel Aymier. Alberi Pomsnel.

1715. Alleaume. Balthasar de Raphaelin de Claye. Michel-Louis le Bel.

Il semble inutile de poursuivre plus loin une énumération qui deviendrait fastidieuse, surtout quand on saura que, pendant les règnes suivants, ces dispenses se multiplièrent encore, mais il est curieux de constater que Louis XIV, le grand réformateur de la Faculté, introduisit pourtant dans son sein un principe pernicieux de dissolution, en répandant ainsi à profusion les exceptions de faveur qui convenaient à son tempérament autoritaire[2]. M.Colmet d’Aage attribue à cette inobservation des règlements de 1679, l’insuccès définitif de la Faculté[3]

  1. Prêtre du diocèse de Lavaur.
  2. Les dispenses étaient accordées par des lettres de chancellerie, et le Roi ne se doutait probablement pas du mal qu’elles devaient produire. En tout cas, jamais protestation ne s’éleva contre leur effet funeste et leur injurieux favoritisme. Il fallut que l’Assemblée nationale eût modifié l’ancien principe monarchique pour que l’opposition osât se faire jour. La première objection qui fut faite aux lettres de faveur eut lieu à l’occasion d’un concours d’agrégation, ouvert le 22 mai 1790. La Faculté voulait passer outre, mais le Parlement lui ordonna de surseoir. Ce fut le Tribunal de paix du V° arrondissement qui jugea le différend et déclara la dispense «inconstitutionnelle». (Jugement du 25 mai 1791.)
  3. Séance du 1er août 1879. Discours de M. le Doyen, p. 11. «Cette Faculté des droits, comme on l’appelait alors, ouverte sous des auspices si favorables, ne réalisa pas