Page:Haag - Le Livre d’un inconnu, 1879.djvu/31

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XI

Loin du centre élégant où la foule se presse,
Loin des tumultueux trottoirs du boulevard,
Sur le chemin désert qui longe le rempart,
Nous marchions par un jour d’hivernale tristesse ;
Mais l’hiver, reflété dans son tendre regard,
Semblait se tempérer d’une douce caresse.
Au loin, comme un vaisseau gigantesque en détresse,
Perdu dans l’océan vaporeux du brouillard,