Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/100

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On blâme Helvétius de parler froidement des vertus privées et seulement utiles à de petites sociétés. Ce n’est pas qu’il ne sentît l’estime qui leur est due ; il les possédoit toutes. Mais elles sont moins son objet que les vertus qui contribuent au bonheur et à la gloire des nations ; et quand ces grandes vertus sont une fois établies par de bonnes lois, les autres en deviennent la suite nécessaire.

Ce que le commun des lecteurs a le moins pardonné à Helvétius, c’est d’avoir prétendu que tous les hommes naissoient avec la même disposition à l’esprit, et qu’il n’y avoit pas d’homme que l’éducation et le travail ne pussent élever au rang