Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/99

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que, soit dans la vertu, soit dans les plaisirs, le desir de notre bonheur est toujours notre mobile.

On l’accusa aussi de favoriser la corruption des mœurs et le libertinage, parcequ’il parle de l’enthousiasme de vertu et de gloire que l’amour des femmes a souvent inspiré chez les Spartiates, chez les Samnites, et chez nos ancêtres. On voit cependant dans les principes d’Helvétius, que, si le libertinage régnoit chez un peuple, les femmes y seroient trop peu estimées pour que le desir de leur plaire devînt un mobile puissant, et que, quand les plaisirs sont communs, ou faciles, on ne les achete ni par des travaux ni par des dangers.