Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/125

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jouissances solides. On voit peu en Angleterre ce rire plus souvent le signe de la folie que l’expression du bonheur ; mais on y voit l’aisance, et un sage emploi du temps. On voit un peuple sérieux, occupé, et content. Helvétius, en quittant ce pays où il n’a voit point vu l’humanité humiliée et souffrante, répandit des larmes.

Il céda l’année suivante aux instances du roi de Prusse, et de plusieurs princes, qui depuis long-temps l’invitoient à faire un voyage en Allemagne. Depuis qu’on savoit qu’il pouvoit se déterminer à voyager, les instances devenoient plus vives ; et il partit à la fin de l’hiver de 1765. Il étoit pressé de se rendre à Berlin, et de voir un grand homme. Le roi