Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/136

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Si, dans tous les cas, juger et comparer seroit autre chose que voir alternativement, c’est-à-dire sentir ;

Si l’on peut éprouver l’impression des objets, sans cependant les comparer entre eux ;

Si leur comparaison ne suppose point intérêt de les comparer ;

Si cet intérêt ne seroit pas la cause unique et ignorée de toutes nos idées, nos actions, nos peines, nos plaisirs, enfin de notre sociabilité.

Sur quoi il observe que cet intérêt prend, en dernière analyse, sa source dans la sensibilité physique ; que cette sensibilité, par conséquent, est le seul principe des idées et des actions humaines ;