Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/15

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lectures changèrent son caractère. Il étoit fort timide ; il devint audacieux. Son goût pour l’étude fut suspendu pendant quelque temps. Il vouloit entrer au service, et ne respirait que la guerre.

D’abord le despotisme de ses régents, leur ton menaçant, et la contrainte, le révoltèrent ; les occupations minutieuses dont on le surchargeait le dégoûtèrent. Il ne fit que des progrès médiocres. Mais, parvenu à la rhétorique, le P. Porée, son régent, s’apperçut que cet écolier étoit très sensible aux éloges, et en louant ses premiers efforts il lui en fit faire de plus grands. Les amplifications étaient à la mode au college. Le P. Porée trouvant dans celles