Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/173

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développements peut-être, avec plus de profondeur dans les principes et d’étendue dans les conséquences. Son dessein n’étant pas de le publier de son vivant, il n’eut pas le temps de donner à sa composition le même soin ni le même degré de perfection qu’à son livre de l’Esprit. La violence de la persécution avoit beaucoup diminué de son amour pour la gloire. Le seul desir d’être utile après lui l’animoit encore. Sa belle ame étoit sensiblement touchée du bien que doivent produire un jour ses écrits ; mais il ne vouloit plus rien donner au public.

Il voyoit la philosophie, persécutée par des cabales puissantes, se former peu de disciples et aucun protecteur.