Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/175

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plissez-les avec zele ; voilà vos droits, conservez-les sans les étendre ? Là, des ministres d’un esprit borné et d’un caractere altier, incapables de voir les abus qui se sont introduits, et ceux qui tiennent à la constitution de l’état, sont conduits par la routine, et la suivent. Ils n’ont point l’habitude de méditer : iront-ils la prendre ? C’est ce qu’il faudroit faire cependant pour corriger ces abus que la philosophie vient leur montrer. Ils ont des fantaisies, des projets pour leurs favoris ; leurs parents : croyez-vous qu’ils puissent entendre dire sans impatience qu’ils ne doivent avoir en vue que le bien de l’état ? Qu’ont-ils à désirer ? De ne point éprouver de contradiction. Et