Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/177

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ils déchirent la philosophie ? Doit-on s’étonner qu’ils soient bien reçus dans les cours, où ils viennent dire : Dieu vous a donné la puissance ; il nous charge de l’apprendre aux peuples : au lieu de vous fatiguer à faire de bonnes lois, à donner l’exemple de l’amour de la patrie, forcez les nations à nous croire, et laissez-nous faire ; cela est plus aisé.

Vous voyez la cupidité des hommes de mon ancien état, et celle des courtisans. Ces gens-là laisseront-ils établir en paix que leurs fortunes ne sont pas toujours légitimes, et qu’ils en font un usage odieux ? pourront-ils consentir qu’on les fasse rougir de ces mêmes richesses, qui sont l’aliment de leur orgueil ? Vous voyez