Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/178

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

que la philosophie doit être poursuivie dans les palais et jusques dans les cabanes, par les classes de la société qui, du moins pour un moment, déterminent l’opinion. Et devant qui la philosophie a-t-elle à se défendre ? quels sont ses juges ? Des sots. Mais, me direz-vous, il y a dans la nation des gens de lettres estimables qui, sans être au nombre des philosophes, adoptent leurs principes, s’en parent, et les répandent. Je réponds qu’il y en a peu. Les hommes qui n’ont que de l’esprit sont les rivaux humiliés des hommes de génie, et les détestent. Vous auriez compté plus d’un bel-esprit dans les détracteurs de Descartes et de Corneille, et, plus près de nous, dans