Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/18

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ment humain. Ce livre fit une révolution dans ses idées. Il devint un zélé disciple de Locke, mais disciple comme Aristote l’a été de Platon, en ajoutant des découvertes à celles de son maître.

Il porta dans l’étude du droit l’esprit philosophique que Locke lui avoit inspiré. Il cherchoit dès lors les rapports des loix avec la nature et le bonheur des hommes.

Son pere, dont la fortune étoit médiocre, et qui avoit encouru la disgrace du cardinal de Fleuri par son attachement à M. le Duc, le destinait à la finance, comme à un état qui pouvoit l’enrichir et lui laisser le temps de faire usage de ses talents. Il l’envoya chez M. d’Ar-