Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/19

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mancourt, son oncle maternel, et directeur des fermes à Caen. Là, Helvétius fut occupé des lettres et de la philosophie plus que de la finance, et plus occupé des femmes que des lettres et de la philosophie. Il apprit cependant en peu de temps, et presque sans y songer, tout ce que doit savoir un financier.

Il avoit vingt-trois ans lorsque la reine, qui aimoit M. et Mme Helvétius, obtint pour leur fils une place de fermier-général. Il n’eut d’abord que le titre et une demi-place ; mais M. Orri lui donna bientôt la place entière. C’étoit lui donner cent mille écus de rente. Ses parents emprunterent les fonds qu’un fermier-général doit avancer au roi.