Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/22

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aucun des ouvrages qui lui ont fait de la réputation ; mais il étoit connu des gens de lettres comme un esprit étendu, juste, et profond, qui avoit des connaissances variées, de la vertu, et du goût. Il n’avoit alors pour subsister qu’une place qui ne convenoit point à son caractere. Il reçut d’Helvétius une pension de mille écus, qui lui valut l’indépendance, le loisir de cultiver les lettres, et le plaisir de sentir et de publier qu’il devoit son bonheur à son ami. Ce digne ami, lorsque M. Saurin voulut se marier, l’obligea d’accepter les fonds de la pension qu’il lui faisoit. Il cherchoit par-tout le mérite, pour l’aimer et le secourir. Quelque soin qu’il ait pris de cacher ses bienfaits,