Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/23

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nous pourrions présenter une liste d’hommes connus qu’il a obligés : mais nous croirions manquer à sa mémoire, si nous osions nommer ceux qui ont eu la foiblesse de rougir de ses secours.

Fontenelle étoit alors à la tête de l’empire des lettres. L’étendue de ses lumieres, sa philosophie saine, la sagesse de sa conduite, la variété de ses talents, l’enjouement de son esprit, la facilité de son commerce, le rendoient agréable à plusieurs sortes de sociétés. Son indifférence même étoit utile à sa considération. Les ennemis de ses amis, sûrs de n’être pas ses ennemis, le voyoient avec plaisir. Il avoit de plus le mérite d’un grand âge, et celui d’avoir