Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/24

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

vu ce siecle brillant dont notre siecle aime à s’entretenir. Sa mémoire étoit remplie d’anecdotes intéressantes, qu’il rendoit plus intéressantes encore par la maniere de les placer. Ses contes et ses plaisanteries faisoient penser. Les femmes, les hommes de la cour, les artistes, les poëtes, les philosophes, aimoient sa conversation.

Helvétius faisoit sa cour à Fontenelle. Il alloit chez lui, comme un disciple qui venoit proposer ses doutes avec modestie. C’étoit avec lui qu’il aimoit à parler des Hobbes et des Locke. Ce qu’il apprit sur-tout de Fontenelle, c’est le talent, aujourd’hui trop négligé, de rendre avec clarté ses idées.