Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/30

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Dans une autre lettre, M. de Voltaire reprend Helvétius, qui lui avoit dit trop de mal de Boileau. « Je conviens, dit-il, avec vous qu’il n’est pas un poëte sublime ; mais il a très bien fait ce qu’il vouloit faire. Il a mis la raison en vers harmonieux et pleins d’images. Il est clair, conséquent, facile, heureux dans ses expressions ; il ne s’éleve guere, mais il ne tombe pas ; et d’ailleurs ses sujets ne comportent pas cette élévation dont ceux que vous traitez sont susceptibles. Vous avez senti votre talent, comme il a senti le sien. Vous êtes philosophe, vous voyez tout en grand. Votre pinceau est fort et hardi : la nature vous a mieux doué que Despréaux ; mais vos ta-