Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/41

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inquiet. Sous le prétexte qu’il avoit vu Helvétius dans son enfance, il se permettoit de le traiter toujours comme un précepteur brutal traite un enfant. Un des plaisirs de ce Baudot étoit de discuter avec son maître la conduite, l’esprit, le caractere, les ouvrages de ce maître indulgent. La discussion ne finissoit jamais que par la plus violente satyre. Helvétius l’écoutoit avec patience ; et quelquefois, en le quittant, il disoit à Mme Helvétius : « Mais est-il possible que j’aie tous les défauts et tous les torts que me trouve Baudot ? Non, sans doute ; mais enfin j’en ai un peu : et qui est-ce qui m’en parleroit, si je ne garde pas Baudot ? »