Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/48

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Il fait voir que les sens faux donnés aux mots espace, matiere, infini, amour-propre, liberté, ont été les source de beaucoup d’erreurs en métaphysique et en morale. La matiere n’est que la collection des propriétés communes à tous les corps. L’espace n’est que le néant ou le vuide ; considéré avec les corps, il n’est que l’étendue. Le mot infini ne donne qu’une idée, l’absence des bornes. L’amour-propre est un sentiment gravé en nous par la nature, et qui devient vertueux ou vicieux, selon la différence des goûts, des passions, des circonstances. La liberté de l’homme consiste dans l’exercice volontaire de ses facultés.

Passons au second discours.