Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/65

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ces progrès, il faut savoir si l’esprit est un don de la nature, ou l’effet de l’éducation.

C’est le sujet du troisieme discours.

Tous les hommes ont des sens assez bons pour apercevoir les mêmes rapports dans les objets ; ils ont les mêmes besoins, et ils auroient la même mémoire, s’ils avoient la même attention.

Tous les hommes bien organisés sont capables d’attention ; tous apprennent leur langue, tous apprennent à lire, et conçoivent au moins les premieres propositions d’Euclide. Cela suffit pour s’élever aux plus hautes idées, pourvu qu’ils veuillent faire des efforts d’attention ; et,