Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/75

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des Turcs, des czars, etc., sont une preuve de cette vérité. L’homme le plus coupable de lese-majesté est donc l’homme qui conseille à son prince de porter à l’excès et de faire trop sentir son autorité.

Les despotes, maîtres absolus des peuples qui n’osent les censurer, n’ont plus d’intérêt de s’instruire. Leurs ministres, placés par l’intrigue, n’ont aucuns principes de justice ni d’administration, aucune idée de vertu. Ainsi l’avilissement des peuples entretient l’ignorance et l’ineptie des princes et des ministres.

Il n’y a de vertu que dans les pays où la législation unit l’intérêt particulier à l’intérêt général. Dans ces