Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/93

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réserve qui devoient le mettre à l’abri de la censure. Et de plus il s’étoit soumis à toutes les formalités juridiques ; il avoit eu un censeur royal, dont il avoit respecté les jugements. Comment pouvoit-il être coupable ? Quand même son livre auroit été repréhensible, on ne pouvoit s’en prendre qu’au censeur ; et c’est ce qu’on fit craindre à Helvétius. Il ne pouvoit soutenir l’idée qu’il alloit être la cause de la disgrace, peut-être même de la perte, d’un homme estimable ; et, pour le sauver, il signa ce qu’on voulut.

Ainsi, pour avoir démontré que l’unique maniere de rendre les hommes vertueux et heureux étoit d’accorder l’intérêt particulier avec