Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/95

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vétius, lorsqu’un arrêt du conseil, qui se bornoit à supprimer le livre, sauva l’auteur et le censeur.

Tandis qu’une secte de théologiens se ménageoit le plaisir d’humilier un grand homme, et qu’une autre se flattoit de l’espérance de le faire brûler, les journalistes de France mêlerent leur voix à celle de ces tigres. Ils traiterent le livre de l’Esprit comme ils traitent tout ouvrage qui s’éleve au-dessus du médiocre. Leurs critiques ont été répétées, et le sont encore, par des hommes de bonne foi, et qui n’ont de commun avec les journalistes que de ne pas entendre Helvétius.

On l’accusa de n’avoir rien dit que les anciens n’eussent dit avant lui.