Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/97

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cette vérité est donnée comme un phénomene dont on ignore la cause ; dans le livre de l’Esprit la cause en est assignée. Les vérités appartiennent moins à ceux qui les proferent comme de simples assertions, qu’à ceux qui les démontrent, les développent, les lient à d’autres vérités, et les rendent plus fécondes.

On accusa Helvétius de manquer de méthode. On a fait le même reproche à M. de Montesquieu ; et ce reproche n’a été fait que par des hommes dont la tête, faute d’attention ou de capacité, n’a pas saisi l’ensemble du livre de l’Esprit, ou de l’Esprit des lois. La chaîne des idées échappe dans M. de Montesquieu, parce qu’il est obligé d’omet-