Page:Ibn Khaldoun - Prolégomènes, Slane, 1863, tome I.djvu/117

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D'IBN RHALDOUN. cix

Ibrahim, fils de notre seigneur le grand sultan, champion de la foi, mort en odeur de sainteté, Abou '1-Hacen, émir des croyants, etc. »

Abou Farès Ahfl el-Azîz, le second souverain qui porta ces noms, monta sur le trône l'an 796 de l'hégire (iSgS de J. C). Ibn Khaldoun avait terminé son ouvrage plusieurs années au- paravant, et se trouvait alors en Egypte. On comprend alors pourquoi il envoya un exemplaire de son Histoire universelle au sultan mérinide, au lieu de le lui offrir en personne.

En marge de ce chapitre, dans l'édition de Boulac, il y a une note par laquelle l'éditeur nous apprend que, dans un autre manuscrit, écrit en caractères maghrébins, le même cha- pitre dédicatoire se présente avec quelques modifications. L'au- teur y fait l'éloge du sultan hafside Abou l'-Abbas Ahmed, fils d'Abou Abd-Allah Mohammed, fils du khalife et émir des croyants, Abou Yahya Abou Bekr, et nous apprend qu'il pré- senta cet exemplaire de son ouvrage à la bibliothèque de ce souverain. Nous savons, par l'autobiographie, que cela eut lieu entre les années 780 (1878 de J. C.) et 788. L'éditeur de l'édition de Boulac fait observer que ce manuscrit est moins détaillé que celui de Fez, ce qui ne doit pas nous surprendre, l'auteur lui-même ayant déclaré qu'il avait fait des additions à son grand ouvrage après son arrivée en Egypte. La pré- sence de ces deux dédicaces dans l'édition de Boulac nous donne à supposer qu'elle représente le texte du manuscrit offert par Ibn Khaldoun à la bibliothèque des Mérinides, et que l'éditeur aura confronté ce texte avec le manuscrit pré- senté par l'auteur au sultan de Tunis. Je ne pense pas ce- pendant que Nasr el-Hourîni les ait suivis bien exactement; on peut remarquer dans son édition des leçons évidemment inexactes et d'autres qu'aucun des manuscrits de Paris ne jus-

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