Page:Kempis - De l’Imitation de Jésus-Christ, traduction Brignon, Bruyset, 1718.djvu/202

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Soyez donc beni à jamais, ô mon Dieu, qui par un excès de misericorde, m’avez daigné faire une si insigne faveur !

Que peut dire votre serviteur après cela ? tout ce qu’il peut faire c’est de s’humilier devant vous, en se souvenant de les pechez & de sa bassesse ?

Car dans tout ce que le Ciel & la terre ont de plus grand, il n’y a rien qui mérite de vous être comparé.

Vous ne faites rien que d’excellent & d’achevé ; vos jugemens sont très-équitables ? vôtre Providence gouverne toutes choses.

Qu’honneur & gloire soit à vous, Ô Sagesse éternelle du Pere ! que ma langue, que mon ame, que toutes les créatures vous loüent & vous benissent dans tous les siécles !


CHAPITRE XXII.
Du souvenir de la reconnoissance des bienfaits de Dieu.
Le Disciple.

Seigneur, disposez mon ame à bien garder votre Loi, & apprenez-moi à marcher dans la voye de vos saints Commandemens[1].

Faites-moi connoître vôtre volonté ; instruisez-moi à méditer avec respect & avec attention sur vos bienfaits, tant generaux que particuliers, afin que je vous en rende d’eternelles actions de graces.

  1. Mac. 1. 4.