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NOËLS ANCIENS

trouvait alors installée, en attendant la reconstruction de l’église paroissiale, au second étage de la maison de la Compagnie des Cent Associés[1]. Ce cantique n’est qu’une paraphrase rythmée des paroles du prophète Isaïe :

Vox clamantis in deserto : Parate viam Domini, rectas facite in solitudine semitas Dei nostri.

Omnis vallis exaltabitur, et omnis mons et collis humiliabitur, et erunt prava in directa, et aspera in vias planas.

Et revelabitur gloria Domini, et videbit omnis caro pariter quod os Domini locutum est. — Ch. 40, versets 3, 4 et 5.

« On entend la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez les sentiers du Seigneur, rendez droit le chemin de la plaine.

« Abaissez les collines, comblez les vallons ; qu’on répare les chemins, qu’on aplanisse les routes.

« La gloire du Seigneur sera révélée, le Seigneur va parler, toute la terre verra notre Sauveur. »

    testent tous les actes consignés aux registres de l’état civil tenus à cette époque. La maison de la Compagnie des Cent Associés à Québec « devait être située vers l’emplacement de l’église anglicane. Voir Trait de mariage de Noël Morin et Concession à sa femme (Hélène Des Portes) — étude de Piraube ; aussi les premiers titres de la Fabrique de Québec » Cf : — Journal des Jésuites, annoté par l’abbé Laverdière, page 7.
    Noël Morin était un charron ; il épousa Hélène Des Portes le 9 janvier 1640 ; son contrat de mariage est daté du 27 décembre 1639.

  1. Il existe, aux Archives du Séminaire de Québec, un plan géométral de la Maison de la Compagnie des Cent Associés à Québec, en l’an 1639.