Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/290

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202 COMMENTAIRE.

Elle est dirigée contre Tempeste (Voyez la table des noms)^ principal du collège de Montaigu : « Il eftoit rigide corredeur des Efcolliers delin.quans. A raifon dequoy ils conipoferent plufîeurs carmes contre luy, que i’ay veus. Defquels le premier eftoit :

Horrida tempellas montem turbauit acutum. » (Claude Malingre, Les Antiquite\ de la ville de Paris, liv. II, p. 317)

Page 350, 1. 7 : Nau. « Ceci est pris d’un noël qu’on chante encore en Poitou, & qui commence :

Au Sainfl Nau Chanteray Tans point m’y feindre, le n’en daigiierois rien craindre. Car le iour eft feriau, Nau, nau, nau. »

(Le Duchat)

La Monnoye ajoute {Noels bourguignons^ glossaire, au mot Noël) : « Cet endroit eft tiré indubitablement d’un de ces Noëls que Rabelais, dans l’ancien Pro- logue du quatrième livre, dit avoir été compofés en langage poitevin par le feigneur de Saint-George, nom- mé Frapin. jj Cela semble au moins douteux.

L. II : Caflor à dextre. Dans l’antiquité, les matelots nommaient Castor et Pollux le météore qu’ils ap- pellent de nos jours feu Saint-Elme. Ils le regardaient comme d’un heureux augure, et redoutaient au con- traire celui qu’ils désignaient sous le nom d’Hélène. Pline parlant de Castor et Pollux (11, 37, De stellis Castoribus) s’exprime ainsi : « Geminae autemsalutares, et prosperi cursus praenuncias : quarum adventu f ugari diram illam ac minacem, appeliatamque Helenam ferunt. »

L. 26 : PjJ ? / lamblque : ou lambonique. Il y a ici, comme plus haut (voyez, p. 163, note sur la 1. 23 de la p. 221 du t. I.) un jeu de mots sur iamhe et jambe ; mais la substitution du ; ù l’i l’a fait disparaître de toutes