Page:Revue des religions, Vol 2, 1892.djvu/335

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ent aux cieux.
ils changèrent la lumière en ténèbres,
……… la contrée comme ……… ils couvrirent.
Dès le premier jour, l’ouragan ………………
souffla violemment sur (?)……. la montagne.
comme une armée rangée en bataille, fondit sur les hommes ………………………
Le frère ne vit plus son frère,
du ciel, on ne distingua plus les hommes.
Les dieux, eux-mêmes, pris de peur à la vue du déluge,
s’enfuirent et gagnèrent les hauteurs du ciel, demeure d’Anu.
Les dieux, comme des chiens à l’attache, étaient accroupis dans leur chenil, etc.


Quoiqu’il en soit de ces inégalités do ton, c’est, précisément, du mélange de ce double élément de clarté et de grandeur, que résulte l’intérêt littéraire du poème. L’auteur de ce poème a bien vu la réalité, mais il la transforme en l’idéalisant. Ainsi a-t-il fait une œuvre vivante et humaine, résumant à la fois ce que nous sommes et ce que nous tendons à être, faite de nos expériences et de nos aspirations. Il faut avouer, toutefois, pour faire aux défauts leur part, que s’il a représenté la vie dans sa vérité, il ne l’a pas saisie pourtant dans son libre mouvement, mais plutôt dans dos poses un peu raides. L’imperfection de l’analyse et un certain manque de souplesse, l’ont empêché de la rendre dans sa fuyante complexité Cette œuvre est une copie d’après nature, mais traitée avec une certaine gaucherie. Ce n’est point ici une statue grecque, de l’époque de Périclès, aux membres déliés, transparaissant sous la tunique flottante, mais une statue chaldéenne, du temps de Gudea, à la forte musculature, effacée et comme écrasée sous la lourdeur des draperies.




Notes




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