Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1782, tome 2.djvu/500

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par le bétail & par des bêtes fauves. Ces animaux sont la peste des taillis. Brouter, mot allégorique employé par les jardiniers, pour dire couper l’extrémité des jeunes branches, lorsqu’elles sont trop longues en proportion de leur foiblesse.


BROYOIR. (Voyez Chirancoir)


BRUGNON. (Voyez Pêche)


BRUINE. Petite pluie extrêmement fine qui tombe très-lentement. Elle est le produit ou d’un brouillard qui se résout, ou d’une nuée qui se dissout dans toute son étendue également & lentement en sorte que les particules aqueuses ne se réunissent pas en très-grand nombre, mais elles forment de petites gouttes, dont la pesanteur spécifique n’est presque pas différente de celle de l’air. Alors ces petites gouttes tombent insensiblement, & produisent une bruine, qui dure quelquefois tout un jour lorsqu’il ne fait point de vent. Elle a lieu pareillement, lorsque la dissolution de la nuée commence par le bas, & continue de se faire lentement vers le haut ; car alors les particules de vapeurs se réunissent & se convertissent en petites gouttes, à commencer par les inférieures, qui tombent aussi les premières, ensuite celles qui se trouvent un peu plus élevées ; suivent les précédentes, & celles-ci ne grossissent pas dans leur chute, parce qu’elles ne rencontrent plus de vapeurs en leur chemin ; elles tombent sur la terre avec le même volume qu’elles avoient en quittant la nuée. Mais si la partie supérieure de la nuée se dissout la première & lentement de haut en bas, il ne se forme d’abord, dans, la partie supérieure, que de petites gouttes, qui venant à tomber sur les particules qui sont placées plus bas, se joignent à elles, & augmentant continuellement en grosseur par les parties, qu’elles rencontrent sur leur passage, produisent enfin de grosses gouttes qui se précipitent sur la terre en forme de pluie. (Voyez Brouillard, Nuée, Pluie). M. M.


BRÛLER LES TERRES. (Voyez Écobuer)


BRÛLURE, Médecine Rurale. Division des parties solides du corps, faite par l’impression du feu, suivie d’inflammation & de douleur vive & ardente. La brûlure ne diffère de la plaie que relativement à l’agent : dans la brûlure, c’est le feu qui sépare les parties unies du corps ; & dans, la plaie, c’est le fer ou tout instrument tranchant, de quelque substance qu’il soit.

La brûlure peut être, simple forte ou compliquée :

Dans une brûlure simple & légère, il ne s’agit que d’exposer au feu la partie qui a reçue l’impression du feu, de la frotter avec de l’eau, dans laquelle on a fait dissoudre du sel, & d’appliquer dessus des compresses trempées dans l’eau-de-vie.

Lorsque la brûlure est forte & accompagnée de cloches, le traitement doit être un peu plus méthodique ; c’est alors une plaie réelle en raison de l’âge du tempérament, des forces du ma-