Page:Swift - Gulliver, traduction Desfontaines, 1832.djvu/16

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une morale politique, des observations curieuses, et une critique ingénieuse de l’espèce humaine, des ironies fines, des allégories plaisantes ; mais tout cela est noyé dans des détails puérils, des réflexions triviales, des plaisanteries fades, et quelquefois un ton de libertinage qui révolte[1]. Dans le quatrième on a renfermé les Traités graves et sérieux, non seulement relatifs au royaume d’Irlande, mais encore aux affaires du temps. L’un roule sur un établissement universel pour fabriquer en Irlande toutes sortes d’étoffes, et cet écrit lui gagna les cœurs de ses concitoyens ; l’autre sur les moyens d’affaiblir la puissance ecclésiastique, et celui-ci est rempli de ces traits vifs et satiriques qui caractérisent les ouvrages de ce doyen. Les lettres de Draper sont encore dans ce volume ; et c’est ici le chef-d’œuvre du docteur, et le monument le plus durable de sa réputation. Elles roulent sur les manufactures de Flandre, et sur une nouvelle monnaie que l’on voulait introduire, et dont l’auteur faisait voir l’abus. Cet ouvrage

  1. L’abbé Desfontaines, traducteur de cet ouvrage, l’a beaucoup amélioré.