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CONSEILS RAISONNABLES

A M. BERGIER

POUR LA DÉFExNSE DU CHRISTIANISME

PAR IJ.\E SOCIÉTÉ DE BACHELIERS EX THÉOLOGIE.

('1768M

��I.

Nous vous remercions, monsieur, d'avoir essayé de justifier la religion chrétienne des reproches que le savant M. Fréret lui fait dans son livre; et nous espérons que, dans une nouvelle édi- tion, vous donnerez à votre réponse encore plus de force et de vérité. Nous commençons par vous supplier, pour l'honneur de la religion, de la France, et de la maison royale, de retrancher ces cruelles paroles qui vous sont échappées (page 102 -).

« C'est une fausseté d'attribuer uniquement au fanatisme l'as- sassinat de Henri IV, Il n'est plus douteux que la vraie cause du parricide n'ait été la jalousie furieuse d'une femme, et l'ambition de quelques gens de cour. »

Est-il possible, monsieur, que, pour défendre le christianisme, vous accusiez une aïeule du roi régnant du plus horrible des parricides; je ne dis pas sans la moindre preuve, je dis sans la

1. L'abbé Bergier (Mcolas-Sylvestre), né à Darnay en 1718, mort le avril 1790, avait publié, en 1767, la Cerlilude des preuves du christianisme, ou Réfutation de l'Examen critique des apoiogistes de la religion chrétienne, deux parties in-12, reliées ordinairement en un seul volume. C'est contre ce livre de Bergier, où Vol- taire est aussi maltraité notamment chap. xi de la deuxième partie), que sont dirigés les Conseils raisonnables, dont la publication précéda la Profession de foi des théistes. Bergier publia une Réponse aux Conseils raisonnables, pour servir de supplément à la Certitude des preuves du christianisme, 17G9, in-l'i. (B.)

2. De la deuxième partie.

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