Les Origines de la France contemporaine/Volume 5

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TABLE DES MATIÈRES


LIVRE PREMIER

LES JACOBINS

Formation du nouvel organe politique. — I. Principe du parti révolutionnaire. — Ses applications, p. 4. — II. Formation du Jacobin. — Les éléments de son caractère considérés dans l’espèce humaine. — Dans toute société, l’orgueil et le dogmatisme sont froissés et révoltés. — Comment ils sont contenus dans les sociétés bien assises. — Comment ils se développent dans le régime nouveau. — Effet du milieu sur les imaginations et les ambitions. — Provocation à l’utopie, débordement de la parole, dérangement des idées. — Vacance des places, appel aux convoitises, dérèglement du cœur, p. 10. — III. Psychologie du Jacobin. — Son procédé intellectuel. Domination des formules et suppression des faits. — Altération de l’équilibre mental. — Indices de cette altération dans le style révolutionnaire. — Langue et portée d’esprit du Jacobin. — En quoi son procédé est malfaisant. — En quoi il est efficace. — Illusion qu’il produit, p. 21. — IV. Promesses de la théorie. — Comment elle flatte l’amour-propre souffrant. — Passion maîtresse du Jacobin. — Indices de cette passion dans son style et dans sa conduite. — À ses yeux, il est seul vertueux et ses adversaires sont des scélérats. — En conséquence il doit les supprimer. — Achèvement de ce caractère. — Perte du sens commun et perversion du sens moral, p. 29.
I. Formation du parti. — Ses recrues. — Elles sont rares dans la classe supérieure et dans la grosse masse populaire. — Elles sont nombreuses dans la bourgeoisie moyenne et dans la couche supérieure du peuple. — Situation et éducation qui enrôlent un homme dans le parti, p. 39. — II. Les associations spontanées après le 14 juillet 1789. — Comment elles Se dissolvent. — Retraite des hommes sensés et occupés. — Nombre des absents aux élections. — Naissance et multiplication des Sociétés jacobines. — Leur influence sur leurs adhérents. — Leurs manœuvres et leur arbitraire, p. 46. — III. Comment elles entendent la liberté de la presse. — Leur rôle politique, p. 58. — IV. Leur centre de ralliement. — Origine et composition de la Société de Paris. — Elle s’affilie les Sociétés de province. — Ses meneurs. — Les fanatiques. — Les intrigants. — Leur but. — Leurs moyens, p. 66. — V. Petit nombre des Jacobins. — Sources de leur puissance. — Ils font une ligue. — Ils ont la foi. — Ils sont exempts de scrupules. — Dans l’intérieur du parti, la prépondérance appartient au groupe qui remplit le mieux ces conditions, p. 74.

LIVRE DEUXIÈME

LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA CONQUÊTE

Arrivée des Jacobins au pouvoir. — Élections de 1791. — Proportion des places qu’ils ont conquises. — I. Leurs instruments de siège. — Moyens employés pour rebuter la majorité des électeurs et les candidats modérés. — Fréquence des élections. — Obligation du serment, p. 91. — II. Dégoûts et dangers des fonctions publiques. — Les Constituants exclus de la Législative, p. 93. — III. Le droit de réunion retiré aux amis de l’ordre. — Violences contre leurs cercles, à Paris et en province. — Interdiction légale des associations conservatrices, p. 97. — IV. Violences aux élections de 1790. — Les élections de 1791. — Effet de l’évasion du roi. — Les visites domiciliaires. — Mortagne pendant la période électorale, p. 102. — V. Intimidation et retraite des modérés. — Explosions populaires en Bourgogne, dans le Lyonnais, en Provence et dans les grandes villes. — Procédés électoraux des Jacobins. Exemples à Aix, Dax et Montpellier. — Impunité des perturbateurs. — Dénonciations nominatives. — Manœuvres sur les paysans. — Tactique générale des Jacobins, p. 109.
I. Composition de l’Assemblée législative. — Rang social des députés. — Leur inexpérience, leur insuffisance, leurs préjugés p. 116. — II. Degré de leur intelligence et qualité de leur culture p. 122. — III. Aspect de leurs séances. — Scènes et parades de club. — Coopération des spectateurs, p. 126. — IV. Les partis. — Le côté droit. — Le centre. — Le côté gauche. — Opinions et sentiments des Girondins. — Leurs alliés de l’extrême gauche, p. 131. — V. Leurs moyens d’action. — Dispersion du club des Feuillants. — Pression des tribunes sur l’Assemblée. — Attroupements au dehors, p. 135. — VI. Manœuvres parlementaires. — Abus de l’urgence. — Vote du principe. — Appel nominal. — Intimidation du centre. — Abstention des opposants. — Oppression définitive de la majorité, p. 140.
I. Politique de l’Assemblée. — État de la France à la fin de 1791. — Impuissance de la loi, p. 143. — II. L’Assemblée hostile aux opprimés et favorable aux oppresseurs. — Décrets, contre la noblesse et le clergé. — Amnistie aux déserteurs, aux galériens et aux bandits. — Maximes anarchiques et niveleuses, p. 150. — III. La guerre. — Dispositions des puissances étrangères. — Répugnances du roi. — Provocations des Girondins. — Date et causes de la rupture, p. 158. — IV. Motifs secrets des meneurs. — Leur ascendant compromis par la paix. — Mécontentement de la classe aisée et cultivée. — Formation et accroissement du parti de l’ordre. — Rapprochement du roi et de ce parti, p. 168. — V. Effet de la guerre sur la plèbe — Ses alarmes et sa fureur. — Le second accès de révolution et ses caractères. — Alliance des Girondins et de la populace. — Le bonnet rouge et les piques. — Substitution universelle du gouvernement de la force au gouvernement de la loi, p. 176.
Les départements. — I. Exemple, la Provence en 1792. — Domination précoce des Jacobins à Marseille. — Composition du parti. — Le club et la municipalité. — Expulsion du régiment d’Ernest, p. 185. — II. Expédition des Marseillais à Aix. — Le régiment désarmé. — Le directoire chassé. — Pression sur le directoire nouveau, p. 193. — III. Les constitutionnels d’Arles. — Expédition des Marseillais contre Arles. — Leurs excès dans la ville et aux environs. — Invasion d’Apt, le club et ses volontaires, p. 198. — IV. Les Jacobins d’Avignon. — Comment leur armée s’est recrutée. — Leurs brigandages dans le Comtat. — La municipalité d’Avignon en fuite ou en prison. — Meurtre de Lécuyer et massacre de la Glacière. — Rentrée des massacreurs soutenus par leurs alliés marseillais. — Dictature des Jacobins dans le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône, p. 207. — V. Les autres départements. — Procédé uniforme de la conquête jacobine. — Formation anticipée de l’État jacobin, p. 218.
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Paris. — I. Pression de l’Assemblée sur le roi. — Son veto annulé ou éludé. — Ses ministres insultés et chassés. — Usurpations de ses ministres girondins. — Il les renvoie. — Préparatifs d’émeute, p. 229. — II. La population flottante et indigente de Paris. Dispositions des ouvriers. — Effet du chômage et de la misère. — Effet de la prédication jacobine. — L’armée révolutionnaire. — Qualité de ses recrues. — Sa première revue. — Son effectif réel, p. 236. — III. Ses chefs. — Leur comité. — Leurs procédés d’excitation, p. 240. — IV. Le 20 juin. — Le programme. — Le rassemblement. — Le défilé devant l’Assemblée. — L’irruption dans le château. — Le roi en présence du peuple, p. 246.
I. Indignation des constitutionnels. — Cause de leur faiblesse. — Les Girondins recommencent l’attaque. — Leur double plan, p. 258. — II. Pression sur le roi. — Pétion et Manuel ramenés à l’Hôtel de Ville. — Les ministres obligés de se démettre. — Agitation jacobine contre le roi. — Pression sur l’Assemblée. — Pétition de la Commune de Paris. — Menaces des pétitionnaires et des galeries. — Séance du 8 août. — Double échec de la stratégie girondine, p. 263. — III. Les Girondins ont travaillé pour les Jacobins. — La force armée éloignée ou désorganisée. — Appel des fédérés. — Les Brestois et les Marseillais. — Publicité des séances des corps administratifs. — Permanence des corps administratifs et des sections. — Effet de ces deux mesures. — Le bureau central des sections à l’Hôtel de Ville. — Origine et formation de la Commune révolutionnaire, p. 269. — IV. Vains efforts des Girondins pour enrayer. — Alarmes des Jacobins, leur exaltation, leur programme, p. 278. — V. Soirée du 8 août. — Séance du 9 août. — Matinée du 10 août. — Purgation de l’Assemblée, p. 282. — VI. La nuit du 9 au 10 août. — Les sections. — Les commissaires des sections à l’Hôtel de Ville. — La Commune révolutionnaire se substitue à la Commune légale, p. 289. — VII. Le 10 août. — Forces du roi. — Dissolution de la résistance. — Le roi dans l’Assemblée nationale. — Rixe au château et décharge des Suisses. — Le château évacué par l’ordre du roi. — Les massacres. — L’Assemblée esclave, et ses décrets, p. 294. — VIII. État de Paris pendant l’interrègne. — La grosse masse de la population. — Les Jacobins subalternes. — Les meneurs jacobins, p. 309.